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Plan pauvreté : "Il faut majorer le RSA de 100 euros", estime Laurent Berger

Plan pauvreté : "Il faut majorer le RSA de 100 euros", estime Laurent Berger

Dans le cadre de l'"acte 2" du plan pauvreté que le gouvernement doit présenter la semaine prochaine, le secrétaire général de la CFDT plaide pour une hausse de 100 euros du revenu de solidarité active (RSA).

Plan pauvreté : 'Il faut majorer le RSA de 100 euros', estime Laurent Berger
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Alors que le nombre de personnes précaires ne cesse d'augmenter depuis le début de la crise sanitaire, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a réclamé une hausse du revenu de solidarité active (RSA) dans le cadre du plan pauvreté du gouvernement. L'exécutif s'est engagé à présenter l'"acte 2" de ce plan en fin de semaine prochaine...

"Il faut faire un effort supplémentaire par l'augmentation du RSA. Aujourd'hui c'est 550 euros, on réclame que ce soit au moins 60% du Smic... Il faut monter le RSA de 100 euros", a-t-il estimé sur 'LCI'. Au 1er avril 2020, le montant forfaitaire mensuel du RSA était précisément de 564,79 euros pour une personne seule.

"Nous observons que ceux qui sont impactés sont les jeunes, les travailleurs indépendants qui se sont retrouvés sans rien, les personnes qui étaient déjà en situation de précarité comme les intérimaires, les personnes en CDD qui n'avaient pas suffisamment cumulé de droits pour avoir l'assurance chômage et les ménages qui étaient limités en capacité de pouvoir d'achat", a expliqué Laurent Berger.

Un RSA pour les moins de 25 ans

Le secrétaire général de la centre syndicale demande également un RSA pour les jeunes de moins de 25 ans, "car ils n'ont pas de filet de sécurité", rappelant que "750.000 jeunes arrivent sur le marché du travail et il faut les aider particulièrement". "Ceux-là, il faut absolument les aider et c'est ce qui est attendu du gouvernement", a-t-il insisté.

Ces mesures devraient ainsi, selon lui, cibler en priorité les catégories les plus touchées par la crise économique, alors qu'un million de Français ont basculé dans la pauvreté, selon les associations caritatives. Ils viennent s'ajouter aux 9,3 millions de personnes vivant déjà au-dessous du seuil de pauvreté monétaire (à 1.063 euros par mois et par unité de consommation, il concernait 14,8 % des ménages en 2018, selon l'Insee).

Reçus pour la première fois vendredi dernier par Jean Castex, 10 représentants d'associations (Fondation Abbé Pierre, Médecins du monde, Secours catholique, ATD Quart Monde, Emmaüs...) ont déjà réclamé une hausse des principaux minima sociaux, ainsi que l'ouverture du RSA dès 18 ans.

Un "chèque relance" pour l'ensemble de la population

D'autre part, Laurent Berger a également proposé de mettre en place un "chèque relance pour l'ensemble de la population" pour aider à l'achat de produits alimentaires, à l'image du "chèque déconfinement" de 400 euros pour les ménages les plus précaires évoqué en mai dernier par le délégué général de La République en marche Stanislas Guerini. "Il faut aussi renforcer par l'aide à la vie concrète", a estimé le secrétaire général de la CFDT.

Présenté en septembre, le plan de relance de 100 milliards d'euros en deux ans du gouvernement prévoit pour rappel un budget de 800 millions d'euros pour le "soutien aux personnes précaires", essentiellement sous forme d'une hausse de 100 euros de l'allocation de rentrée scolaire déjà versée, d'un complément sur l'aide alimentaire et de 100 millions d'euros pour aider le secteur de l'hébergement...

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