Pénurie de main d'oeuvre : salaires et conditions de travail freinent les candidats

Pénurie de main d'oeuvre : salaires et conditions de travail freinent les candidats

La faiblesse des rémunérations et des conditions de travail difficiles sont les deux principales raisons qui expliquent la pénurie de main d'oeuvre, montre un sondage.

Pénurie de main d'oeuvre : salaires et conditions de travail freinent les candidats
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Aides soignants, chauffeurs de poids-lourds, manutentionnaires, serveurs dans les bars et les restaurants... La pénurie de main d'oeuvre freine les entreprises en France, après de longs mois de crise sanitaire. Mais d'où vient le problème du côté des candidats ? Un sondage Elabe pour 'Les Echos', l'Institut Montaigne et Radio classique tente de répondre à la question.

Des salaires trop bas

La faiblesse des rémunérations est la première raison qui explique la pénurie actuelle de main d'oeuvre : 63% des sondés donnent cette explication. La plupart des catégories de population est concernée mais Elabe note que ces salaires trop bas sont particulièrement évoqués par les ouvriers (70%) et par les 50 ans et plus (70%, contre 49% chez les 18-24 ans).

Conditions de travail difficiles

Les conditions de travail difficiles sont la deuxième raison citée, à 61%. Les cadres (70%) et les 35-64 ans (65%) sont les plus nombreux à évoquer cette problématique.

Autres raisons

Les autres raisons proposées dans le cadre de ce sondage arrivent bien après : seuls 34% des personnes interrogées pensent que "les personnes sans emploi ne veulent pas travailler" et 29% jugent qu'il n'y a "pas assez de personnes formées et qualifiées pour travailler dans ces secteurs d'activité".

Du changement ?

Ces dernières semaines, plusieurs membres du gouvernement ont appelé les entreprises de ces secteurs à augmenter les rémunérations pour faire face à la pénurie de main-d'oeuvre et la restauration a même mis des propositions sur la table. Pourtant, 53% des français pensent que cette augmentation des rémunérations n'aura pas lieu, dont 46% probablement pas et 7% certainement pas. A l'inverse, 47% s'attendent à une augmentation des rémunérations dans les mois à venir, dont 39% probablement et 8% certainement.

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