Pass vaccinal : l'examen du texte à nouveau suspendu à l'Assemblée nationale après les déclarations de Macron

Pass vaccinal : l'examen du texte à nouveau suspendu à l'Assemblée nationale après les déclarations de Macron

Dans une interview publiée mardi soir par 'Le Parisien', le président de la République a dit vouloir "continuer à emmerder jusqu'au bout" les non-vaccinés contre le Covid-19 en France...

Pass vaccinal : l'examen du texte à nouveau suspendu à l'Assemblée nationale après les déclarations de Macron
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Nouveau coup de théâtre à l'Assemblée nationale ! Alors que l'examen du projet de loi sur le pass vaccinal avait déjà pris du retard, les députés de l'opposition, indignés par les propos d'Emmanuel Macron sur les non-vaccinés, ont obtenu une nouvelle suspension de séance. La polémique autour des déclarations du président de la République se poursuivait ce mercredi matin, alors que les députés doivent reprendre dans l'après-midi le débat.

Dans une interview publiée mardi soir par 'Le Parisien', le chef de l'Etat a dit vouloir "continuer à emmerder jusqu'au bout" les non-vaccinés contre le Covid-19 en France, alors que les députés siégeaient pour discuter du projet de loi renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire.

L'opposition a dénoncé vivement les propos d'Emmanuel Macron, l'accusant de faire preuve de "mépris" et d'avoir commis une "faute politique". La candidate Les Républicains (LR) à la présidentielle, Valérie Pécresse, s'est déclarée "indignée" par les propos d'Emmanuel Macron.

"Il faut les rassembler sans les insulter" selon Pécresse

"Ce n'est pas au président de la République de trier entre les bons et les mauvais Français, [...] il faut les rassembler sans les insulter", a estimé la présidente de la région Île-de-France sur 'CNews'. "Il faut avoir le courage de la vérité, mais l'insulte n'est jamais la bonne solution, alors oui il faudra mettre fin à ce quinquennat du mépris", a-t-elle ajouté.

De nombreuses contestations ont perturbé la séance, qui a été suspendue à trois reprises - dont une fois entre minuit et 01h00 du matin après que des élus ont réclamé que le Premier ministre Jean Castex vienne s'exprimer dans l'hémicycle, sans succès. La séance a finalement été levée à 01h55, le député Les Républicains (LR) des Côtes-d'Armor, Marc Le Fur, jugeant que "les conditions d'un travail serein [n'étaient] pas réunies".

"Des propos de vérité" selon Pannier-Runacher

Sur 'BFM Business' ce mercredi, la ministre déléguée chargée de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, a estimé qu'"on ne peut pas reprocher à un président de la République de tenir des propos de vérité et de prendre des décisions courageuses quand bien même elles ne plaisent pas à tout le monde".

Les députés doivent reprendre ce mercredi, avec une séance à 15h00 et une autre à 21h30, le débat sur le projet de loi, alors que le calendrier d'examen de ce texte avait déjà déraillé dans la nuit de lundi à mardi après une suspension inattendue de séance.

A une centaine de jours de l'élection présidentielle, alors que la France est confrontée à un raz-de-marée de nouvelles contaminations par le variant Omicron, ce projet de loi, qui fait l'objet d'une procédure accélérée, a principalement pour objectif de transformer du pass sanitaire en un pass vaccinal, qui était supposé entrer en vigueur le 15 janvier.

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