"Pass sanitaire" : les restaurateurs n'en veulent pas en terrasse

"Pass sanitaire" : les restaurateurs n'en veulent pas en terrasse

S'ils sont satisfaits ne pas avoir à réaliser de contrôles d'identité, ils font toujours pression pour accueillir tous les clients à l'extérieur, vaccinés ou non.

'Pass sanitaire' : les restaurateurs n'en veulent pas en terrasse
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les dernières annonces de Jean Castex mercredi sur TF1 ont globalement rassuré les restaurateurs et les cafetiers. Répondant à leurs inquiétudes, le Premier ministre a précisé qu'ils devront demander le "pass sanitaire" des clients mais ne vérifieront pas l'identité - ce sera du ressort des forces de l'ordre.

'Notre demande de ne pas devoir vérifier l'identité du détenteur du pass sanitaire a été entendue. Vous ne devrez pas vérifier la carte d'identité de vos clients", se félicite le GNI, un des deux grands syndicats de la restauration, dans une note à destination de ses adhérents.

"C'est important car vous ne serez pas responsables des éventuelles fraudes de vos clients. Votre responsabilité s'apparente ainsi à une obligation de moyen - vérifier le pass sanitaire des clients - et non de résultats : s'assurer que chaque client est détenteur d'un "pass sanitaire" valide", explique le GNI...

Pas de pass en terrasse

Mais d'autres points du projet de loi sur l'élargissement du "pass sanitaire" coincent, du côté des professionnels : ils demandent l'exclusion des terrasses de ce sésame, pour pouvoir accueillir tous les clients, sans faire de distinction entre vaccinés et non vaccinés. "A ce jour, la quasi-totalité des groupes politiques soutiennent notre demande (...). L'espoir d'être à nouveau entendu demeure", écrit le GNI, alors que les discussions se poursuivent sur le texte.

Autre demande : le report de l'obligation de vaccin au 15 septembre pour les salariés. Et ils veulent aussi dégager les entreprises de toute obligation de versement d'une indemnité de licenciement à l'occasion des ruptures de contrat de travail qui pourraient intervenir à l'encontre de salariés incapables de travailler pendant plus de 2 mois à défaut de présenter un pass sanitaire valide.

Indemnités de licenciement

Pour les récalcitrants, après les deux mois de suspension du contrat de travail, celle-ci pourra être prolongée à la demande de l'employeur. Mais ce dernier aura également la possibilité de licencier les salariés concernés pour motif personnel, avec l'obligation de verser une indemnité, a rappelé la ministre du Travail Elisabeth Borne mercredi.

"Il n'est pas acceptable que les professionnels de l'hôtellerie-restauration se retrouvent contraints de verser des indemnités de licenciement à l'occasion de telles ruptures. D'autant plus que notre secteur est confronté à une très une forte pénurie de main d'oeuvre", dénonce l'UMIH, autre grand syndicat du secteur, dans un communiqué.

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