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Parcoursup : 3.000 bacheliers sans affectation

Parcoursup : 3.000 bacheliers sans affectation

Désormais, il leur reste 15 jours pour décider de leur avenir, parmi les quelque 120.000 places restantes...

Parcoursup : 3.000 bacheliers sans affectation
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — A l'issue de la première phase de Parcoursup qui s'est terminée mercredi soir, qui permet aux jeunes de s'inscrire dans une formation de l'enseignement supérieur, il reste encore 3.000 bacheliers sans proposition. Ces futurs étudiants ne savent pour le moment pas où ils vont passer l'année scolaire qui vient tout juste de commencer...

Encore 120.000 places à prendre !

Invitée sur RMC jeudi matin, la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a indiqué qu'il restait "un peu plus de 3.000 bacheliers sans affectation" ... "Ils sont accompagnés jour après jour par les commissions d'accès à l'enseignement supérieur, c'est-à-dire les chefs d'établissements, les recteurs, les Crous, et des propositions leur sont faites tous les jours", a affirmé la ministre face à Jean-Jacques Bourdin.

Désormais, une deuxième phase va commencer, qui clôturera définitivement la procédure Parcoursup le 21 septembre prochain.

Il reste encore de nombreuses opportunités puisque, selon Frédérique Vidal, 120.000 places sont encore disponibles comprenant autant des universités que des filières sélectives comme des BTS !

Une procédure plus lente

Un bilan sera fait lors de la fin de la procédure, néanmoins, on sait déjà que parmi les 812.000 inscrits sur la plateforme, 580.000 ont accepté une proposition, 180.000 ont en revanche quitté la procédure. On décompte également environ 40.000 inactifs, encore présents sur le site, mais qui ont soit déjà intégré une filière privée, soit raté leurs bacs, mais qui ne se sont pas désinscrits.

Un comparatif sera certainement fait entre Paroursup et APB. Selon la ministre, la nouvelle formule va certes, plus lentement, mais "c'est parce qu'on a pris le temps d'accompagner et d'aider les jeunes". D'après elle, "APB cherchait simplement à caser tout le monde"...

Responsabilité de l'étudiant

Le principal syndicat étudiant, l'UNEF, s'était de son côté montré plus réticent quant à ce nouveau mode d'entrée dans l'enseignement supérieur. La sélection dans certaines filières, particulièrement prisées par les étudiants, paraît incohérente pour la présidente du mouvement jeune, Lilâ le Bas.

Elle regrette également que certains soient laissés à l'abandon, parce qu'ils ne se connectent pas régulièrement à la plateforme et ne sont pas bien informés : "Inactif, je n'aime pas ce terme parce que ça fait reposer la responsabilité sur l'étudiant... A la fin en septembre, on dira tant pis, c'est ta faute, tu n'avais qu'à répondre ! Je pense que ce n'est pas comme ça que le système d'affectation dans l'enseignement supérieur doit fonctionner."

©2018,

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