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Pacte de responsabilité :"une vaste supercherie", estime Geoffroy Roux de Bézieux

Pacte de responsabilité :"une vaste supercherie", estime Geoffroy Roux de Bézieux

Geoffroy Roux de Bézieux assure que les baisses de charges n'atteindront pas 30 milliards d'euros...

Pacte de responsabilité :'une vaste supercherie', estime Geoffroy Roux de Bézieux
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le pacte de responsabilité qui prévoit 30 milliards d'euros de baisses de charges pour les entreprises est une "supercherie complète", estime ce mercredi matin dans les colonnes du 'Figaro', le numéro deux du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux.

Pas de réelle baisse de charge ?

"La baisse de 10 milliards de cotisations en plus des 20 du CICE (Crédit impôt compétitivité emploi, ndlr) est brute, puisqu'elle va engendrer environ 20% d'impôts sur les sociétés (IS) en plus", poursuit-il. Le Premier ministre, Manuel Valls a cependant présenté une série de mesures visant à compenser cette hausse, avec notamment la suppression de la Contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S), assise sur le chiffre d'affaires et payée par 300.000 entreprises.

Lundi, la Commission européenne a elle aussi estimé que le Pacte de responsabilité allait dans le bon sens, le jugeant toutefois insuffisant. L'organe exécutif européen souligne ainsi que le montant de 30 milliards d'euros "est du même ordre que l'augmentation générale de la fiscalité des entreprises enregistrée entre 2010 et 2013". Il ne comblerait "qu'à moitié le fossé entre la France et la moyenne de la zone euro en termes de cotisations sociales patronales".

La colère monte chez les syndicalistes

De leur côté, les syndicats commencent à s'impatienter. En échange des 30 milliards d'euros de baisses de charges, il est prévu des contreparties, notamment en termes d'emplois. Or, le leader de la CFDT, Laurent Berger estime que le Medef fuit ses responsabilités et se comporte comme un "lobbyiste". "Le patronat fait de la surenchère. Il explique semaine après semaine ce qu'il faut faire pour sauver l'économie et les emplois et quand on lui dégage des marges financières, il demande encore autre chose", a-t-il déploré ce week-end dans une interview accordée au 'Journal du Dimanche'.

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