»
»
»
Consultation

Pacte de responsabilité : François Hollande veut des contreparties "vérifiables"

Pacte de responsabilité : François Hollande veut des contreparties "vérifiables"

Le chef de l'Etat a également évoqué plusieurs pistes quant à l'avenir du CICE...

Pacte de responsabilité : François Hollande veut des contreparties 'vérifiables'
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Lors de ses voeux aux entreprises et aux syndicats ce mardi, François Hollande a appelé chaque partie à prendre part au dialogue social pour concrétiser son pacte de responsabilité. Du côté des annonces, peu de nouveautés, le chef de l'Etat souhaitant que le travail soit réalisé en concertation avec les partenaires sociaux...

Baisse de charges : plusieurs hypothèses pour le CICE

Concernant la baisse de charges promise -via la fin des cotisations familiales pour les entreprises d'ici 2017 - François Hollande a une fois encore assuré que cela ne conduira pas à une remise en cause des prestations. "Elles seront financées (...) sans transfert sur les ménages", a-t-il martelé. Pour combler le manque à gagner (30 milliards d'euros par an), il a évoqué plusieurs pistes de travail autour du Crédit Impôt compétitivité emploi : "On peut l'augmenter (...) ou le transformer en baisses de charges (...) il peut être aussi maintenu et complété par d'autres allègements", a-t-il précisé.

Pour mémoire, le CICE permet aux entreprises de récupérer l'équivalent de 6% de leur masse salariale pour les rémunérations inférieures à 2,5 fois le smic. Il s'élèvera à 12 milliards d'euros en 2014 et 20 milliards en 2015. Des économies seront également réalisées, mais "pas n'importe comment pour préserver notre modèle social", a assuré François Hollande.

Des contreparties " vérifiables"

En ce qui concerne les contreparties demandées aux entreprises, "elles devront être vérifiables", a souligné le chef de l'Etat. "Pour être crédibles, elles doivent être peu nombreuses et centrées sur trois objectifs : le nombre de créations d'emplois (volume global), la qualité des emplois (formation, recul de la précarité) et l'investissement (relocalisation dès que cela est possible)", a-t-il fait valoir.

Le Medef s'est fixé pour objectif d'embaucher un million de personnes d'ici 2020 mais refuse de se soumettre à un engagement écrit. Les syndicats de leur côté estiment que le gouvernement donne de l'argent sans réelle contrainte en échange. "On ne peut pas demander aux grandes entreprises la même chose qu'aux PME (...) les objectifs seront donc fixés au niveau national mais aussi à l'échelle des branches", a détaillé François Hollande. Afin de vérifier si les entreprises jouent le jeu, "chaque année, il sera possible de vérifier si les équilibres - entre baisses de charges et embauches - sont respectés", a ajouté François Hollande.

©2014-2019,

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !

Partenaires de Boursier.com