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"On est là pour libérer le marché du fixe", explique le boss de Bouygues Télécom

"On est là pour libérer le marché du fixe", explique le boss de Bouygues Télécom

"Moi le mandat que j'ai reçu de mon actionnaire c'est d'organiser l'entreprise pour qu'elle soit capable de résister dans un marché à quatre", explique Olivier Roussat, au lendemain de l'annonce de 1.500 suppressions d'emplois.

'On est là pour libérer le marché du fixe', explique le boss de Bouygues Télécom
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Bouygues Télécom devrait donc rester en solo et ambitionne de tirer son épingle du jeu dans un marché français à quatre opérateurs. Le président directeur général de Bouygues Telecom en a dit plus sur ses ambitions jeudi matin, au lendemain d'informations qui ont secoué le secteur en bourse, avec l'annonce de plus de 1.500 suppressions de postes dans le cadre d'un nouveau plan de restructuration qui doit lui permettre de rester seul. "On est là pour libérer le marché du fixe, qui est très oligopolistique, qui avait une structure de prix que nous avons cassée au mois de mars. Le forfait à 30 euros il n'existe plus, maintenant c'est le même service à 19,99 euros, et on va aller plus loin, en cassant les codes dans la fibre optique, le 26 juin", a déclaré Olivier Roussat sur le plateau de BFM Business.

Interrogé sur les rumeurs de rapprochement avec Orange, mais aussi avec Iliad, Olivier Roussat s'est contenté de déclarer "qu'à la date d'hier, les discussions n'avaient pas abouti", et qu'"actuellement, dans le secteur tout le monde discute avec tout le monde", renvoyant pour répondre à ces questions "avenue Hoche, là où est mon actionnaire". "Moi le mandat que j'ai reçu de mon actionnaire c'est d'organiser l'entreprise pour qu'elle soit capable de résister dans un marché à quatre. C'est la raison du plan de transformation annoncé hier".

Montebourg intervient

Bouygues, qui avait déjà supprimé un peu moins de 550 postes via des départs volontaires il y a deux ans, va cette fois réduire ses effectifs de 1.516 sur un total de 9.000, soit 17%. L'informatique et le marketing seront les fonctions les plus touchées par cette nouvelle cure d'austérité qui pourrait nécessiter des départs contraints, une première dans l'histoire de la filiale de Bouygues. Une partie des effectifs pourrait toutefois bénéficier de reclassements au sein de la maison-mère qui a recruté l'an dernier 3.800 personnes.

Arnaud Montebourg s'est exprimé dans ce dossier jeudi matin lors d'une conférence sur les télécoms organisée par 'Les Echos'. Le ministre de l'Economie a dénoncé à nouveau la "spirale destructrice" de la guerre des prix dans le secteur qui conduit à des plans sociaux "à tous les étages". "J'appelle les acteurs à trouver d'autres solutions que les plans sociaux", a déclaré le ministre, affirmant que des alternatives étaient possibles. "On peut économiser la destruction de 1.500 emplois", a-t-il ajouté. Le ministre, qui a déjà plaidé à plusieurs reprises pour une consolidation du secteur, a réaffirmé qu'un retour à trois opérateurs était inéluctable sur le marché français du mobile qui est "en ruines".

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