»
»
»
Consultation

Non, le RMI et le RSA ne découragent pas la reprise du travail chez les jeunes !...

Non, le RMI et le RSA ne découragent pas la reprise du travail chez les jeunes !...

L'effet désincitatif est minime...

Non, le RMI et le RSA ne découragent pas la reprise du travail chez les jeunes !...
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le Revenu minimum d'insertion (RMI) puis le Revenu de solidarité active (RSA) qui l'a remplacé en juin 2009 ont-ils eu pour effet de décourager les jeunes à (re)prendre une activité ? Pour y répondre, l'Institut national de la statistique a mené une enquête...
Contrairement à la plupart des pays européens, la France ouvre tardivement des droits à un revenu minimum à ses jeunes, sans charges de famille, à 25 ans en moyenne contre 18 ans dans beaucoup d'Etats de l'UE. Depuis 2010, le RSA a cependant été ouvert aux moins de 25 ans, à condition d'avoir travaillé au moins deux ans à temps plein, au cours des trois années précédant la demande de RSA.

L'effet de désincitation au travail est faible
L'INSEE ne note pas de rupture dans les taux d'emploi avant et après 25 ans, entre 2004 et 2009, ce qui suggère que "le RMI n'a pas d'effet désincitatif sur l'emploi des jeunes de cet âge" pour les jeunes ayant au mieux un bac, un CAP ou un BEP. En revanche, une rupture est constatée pour les jeunes les moins diplômés (ayant au mieux le brevet des collèges), "qui ont sans doute les gains au travail les plus faibles", souligne l'institut national de la statistique.

Hypothèses
En fonction des hypothèses retenues, l'INSEE estime cependant que l'effet désincitatif au travail pour les jeunes bénéficiaires du RMI très peu diplômés est infime : entre 1,7% et 2,9% d'entre eux seulement seraient concernés. Si l'on prend en compte l'ensemble des moins de 25 ans bénéficiaires du RMI, cette proportion se situe entre 2% et 3,4% sur la même période. Quant au RSA, l'INSEE souligne qu'après son entrée en application, en 2010 et 2011, "la rupture n"est plus visible au moment du passage à 25 ans".

Le travail comme "norme sociale"
Outre le fait que le montant des revenus minimums versés sont faibles ( 418 euros pour une personne seule sans revenu en 2012), l'INSEE rappelle que "l'accès à l'emploi peut être perçu comme une norme sociale à atteindre, même si les gains financiers qu'il procure sont faibles", ce qui explique cette faible désincitation au travail. "C'est aussi le moyen de se construire des droits à la retraite. De surcroît, la plupart des chômeurs recherchent un emploi à temps plein, alors que le RMI ou le RSA jouent surtout sur l'arbitrage entre emploi à temps partiel et inactivité", conclut l'Institut.

©2012-2019,

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !

Partenaires de Boursier.com