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New York est devenu l'épicentre de la pandémie aux Etats-Unis

New York est devenu l'épicentre de la pandémie aux Etats-Unis

L'épidémie de coronavirus se propage désormais rapidement aux Etats-Unis. Après les Etats de l'ouest (Washington, Californie), premiers touchés, c'est désormais l'Etat de New York qui voit les cas exploser. La population est confinée depuis dimanche.

New York est devenu l'épicentre de la pandémie aux Etats-Unis
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Si l'Europe compte désormais le plus grand nombre de cas de coronavirus, l'épidémie s'amplifie rapidement aux Etats-Unis, où la prise de conscience des autorités a été un peu plus tardive... Ces derniers jours, le nombre de cas de Covid-19 a plus particulièrement explosé dans l'Etat de New York, qui compte près de 20 millions d'habitants, faisant de la région qui héberge la "Grande Pomme" (la ville de New York) l'épicentre de la pandémie aux Etats-Unis.

A la date de mercredi soir, New York était ainsi de loin l'Etat américain le plus touché, avec 192 décès et plus de la moitié des cas déclarés dans le pays, soit environ 30.800, en hausse de 20% par rapport à la veille, selon le comptage de l'université américaine Johns Hopkins...

Dans l'ensemble du pays, le Covid-19 a désormais entraîné la mort de 827 personnes (contre 696 mardi), avec plus de 60.000 cas avérés (contre 53.268 cas mardi).

Face à cette montée en puissance de la maladie, le gouverneur de New York, Andrew Cuomo, a pris la décision de confiner depuis dimanche les quelque 20 millions d'habitants de l'Etat. Seuls les commerces jugés essentiels restent ouverts.

Mercredi, M. Cuomo s'est montré optimiste lors d'une conférence de presse, estimant que cette mesure allait permettre de faire ralentir le rythme de propagation de l'épidémie. Alors que les experts projetaient dimanche encore que le nombre d'hospitalisations à New York allaient doubler tous les deux jours, ils prévoient depuis mardi qu'elles doubleront tous les 4,7 jours "seulement.

Le gouverneur de New York appelle les autres Etats à fournir des respirateurs

M. Cuomo a précisé que le plan fédéral de 2.000 milliards de dollars, en voie d'être adopté par le Congrès américain, prévoit 3,8 milliards de dollars d'aide pour cet Etat, dont 1,3 Md$ pour la ville de New York. Il a cependant a estimé que ces montants étaient insuffisants, ajoutant que les besoins s'élevaient à "au moins 15 Mds$".

New York étant l'Etat le plus touché, les autres régions du pays ne seront durement frappées que plus tard, a souligné le gouverneur, qui a proposé à la Maison-Blanche d'organiser un "roulement" : tous les respirateurs disponibles seraient d'abord envoyés à New York, puis transportés, une fois le pic de l'épidémie franchi, vers les autres régions qui en auront alors besoin.

"Je garantis personnellement que nous enverrons les équipements au prochain épicentre", a-t-il déclaré, estimant les besoins de New York à 15.000 systèmes de respirations supplémentaires dans les prochaines semaines.

Au moins 30% de la population des Etats-Unis déjà confinée

Après avoir tardé à prendre la mesure de l'ampleur de la maladie, les autorités américaines s'activent depuis une semaine, et au moins six Etats ont pris des mesures de confinement de leur population. Désormais, au moins 30% des Américains sont bloqués chez eux, notamment dans les Etats de New York, du New Jersey, de la Californie et de l'Illinois (où se situe notamment Chicago), ainsi que dans le Michigan et le Nouveau-Mexique

Le président américain Donald Trump a décrété le 13 mars dernier l'état d'urgence sanitaire aux Etats-Unis, mais il s'est refusé jusqu'à présent à appeler au confinement au niveau national. La population américaine a été invitée à respecter des mesures de distanciation sociale et de fermetures des lieux publics. De nombreux Etats ont cependant été plus loin, et jour après jour, l'économie américaine s'approche d'une mise à l'arrêt.

Quant à Donald Trump, il ne cache pas sa crainte d'une grave récession économique aux Etats-Unis si les mesures de confinement se prolongent. Mardi, il a émis le souhait que les restrictions soient levées pour Pâques, le 12 avril prochain.

Théorie de "l'immunité collective", un pari très risqué

Dans un premier temps, les Etats-Unis, comme le Royaume-Uni, ont opté pour la stratégie très controversée de "l'immunité collective", qui prédit que l'immunité de la population augmente au fur et à mesure qu'une grande proportion des habitants sont touchés. Une fois qu'une grande majorité de la population dispose des anticorps, une épidémie cesse de se propager de façon naturelle.

Or, cette stratégie du laisser-faire entraîne une multiplication exponentielle du nombre de malades avant d'atteindre le seuil de l'immunité collective, ce qui entraîne une saturation des systèmes de santé et un très grand nombre de décès... Face à ce risque, le Royaume-Uni a fait volte-face en début de semaine. Le Premier ministre Boris Johnson a décrété lundi un confinement des Britanniques pour au moins trois semaines.

Deux autres pays, les Pays-Bas et la Suède, affrontent eux aussi la pandémie sans confiner leur population, en faisant le pari de "l'immunité collective", mais ces derniers jours, leur position a évolué dans le sens d'un durcissement des mesures de restriction face à la hausse du nombre de cas de Covid-19.

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