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Michel-Edouard Leclerc s'inquiète d'un "rush" sur les achats de Noël le mois prochain

Michel-Edouard Leclerc s'inquiète d'un "rush" sur les achats de Noël le mois prochain

"Quand vous pensez qu'on peut aller acheter son loto, acheter un journal et même le tabac, mais qu'on ne peut pas aller dans une librairie, il y a des contresens", a souligné le président des hypermarchés Leclerc.

Michel-Edouard Leclerc s'inquiète d'un 'rush' sur les achats de Noël le mois prochain
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Comment éviter le "rush" des achats de Noël ? Alors que Jean Castex a tenté de donner des perspectives pour les commerces et les fêtes de fin d'année lors de sa dernière conférence de presse, le patron de l'enseigne Leclerc s'est inquiété d'un risque de flux trop important de consommateurs lors des achats de Noël !

Interrogé sur 'franceinfo', Michel-Edouard Leclerc a ainsi appelé le gouvernement à rouvrir "le plus vite possible" tous les commerces "qui ont de la place" ... "Ce qui est important, c'est ce qu'ont dit tous les membres du Conseil scientifique, c'est d'éviter la densité", a-t-il rappelé, estimant que "le problème santé va se poser si on lève les filets de la consommation trop tard avant Noël".

"Nous souhaiterions que les libraires qui ont de la place, les magasins de jouets aussi qui ont de la place, qui ont la compétence, qu'ils soient petits ou grands, puissent ouvrir dès la dernière semaine de novembre, avant le 1er décembre", a poursuivi le dirigeant du groupe.

"Il y a des tas de commerces aujourd'hui qui pourraient rouvrir !"

Pour rappel, les règles du confinement restent inchangées, et donc les commerces dits "non-essentiels" restent fermés pour "au moins pour les quinze prochains jours", avait annoncé le Premier ministre jeudi dernier... "Il serait irresponsable de lever ou même d'alléger", avait-il insisté. Une ouverture progressive de certains commerces en fonction de la situation sanitaire pourrait avoir lieu à partir du 1er décembre.

Sur 'franceinfo' également, la ministre déléguée chargée de l'Industrie Agnès Pannier-Runacher a estimé qu'il "serait idéal de pouvoir permettre quelques réouvertures" de commerces le 1er décembre, mais a souligné dans le même temps que l'"on n'y est pas encore".

Mais pour Michel-Edouard Leclerc, "il y a des tas de commerces aujourd'hui qui pourraient ouvrir et qui ne posent aucun problème". "Quand vous pensez qu'un concessionnaire automobile n'est pas ouvert... On ne vient pas en masse acheter une voiture !", a-t-il souligné.

"Il y a des contresens"

"Quand vous pensez qu'on peut aller acheter son loto, acheter un journal et même le tabac, mais qu'on ne peut pas aller dans une librairie, il y a des contresens... Donc, je crois qu'il faut sortir de ça", a-t-il encore estimé. Il souligne ainsi qu'il faut "prendre des activités qui s'engagent sur des protocoles sanitaires renforcés, les ouvrir le plus vite possible, surtout si ce sont des commerces, destinataires des achats de Noël".

La semaine dernière, le président des chambres de commerce et d'industrie au niveau national (CCI France) Pierre Goguet, avait appelé "chaque citoyen à penser aux commerces de proximité et d'une certaine manière à différer des achats qui pourraient être faits en ligne pour réserver cela à ce commerce de proximité qui, s'il n'a pas cet écoulement de stocks, ne survivra pas".

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