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Livret A : l'inflation pénalise trop les épargnants, selon la CLCV

Livret A : l'inflation pénalise trop les épargnants, selon la CLCV

Selon les calculs de l'association, une personne disposant de 5.000 euros sur son livret A (ce qui est proche de l'encours moyen) affiche un manque à gagner de 50 euros pour 2018...

Livret A : l'inflation pénalise trop les épargnants, selon la CLCV
Crédit photo © Creative Commons / Ken Teegardin

(Boursier.com) — Le gouvernement avait décidé en 2017 de geler pour deux ans le taux du livret A au niveau de 0,75%, afin de faciliter le financement du logement social (qui subissait entre autres la diminution des APL). De quoi "massacrer" ce placement toujours très prisé des Français, selon la CLCV...

"Pour l'année 2018, l'inflation devrait se situer à environ 1,8 ou 1,9% (au mois de novembre l'inflation annuelle était estimée à 1,9% par l'Insee). Avec un taux du livret A (et du LDDS) gelé à 0,75% le rendement sera inférieur de plus d'un point à l'inflation", rappelle l'association de défense des consommateurs. "Il s'agit d'une situation jamais vue depuis le début des années 1980 (époque où l'inflation se situait aux alentours de 10%)."

360 milliards de manque à gagner

Selon ses calculs, une personne disposant de 5.000 euros sur son livret A (ce qui est proche de l'encours moyen) affiche un manque à gagner de 50 euros pour 2018.

Au global, en additionnant les encours du livret A et du LDDS des particuliers, soit 360 milliards d'euros, la perte pour la collectivité des épargnants sur ce point de rendement en moins est de 3,6 milliards d'euros pour 2018.

La réforme qui entrera en vigueur en 2020 devrait pénaliser encore plus les épargnants, en supprimant selon la CLCV la garantie historique d'un alignement du taux du livret A sur le taux d'inflation.

"La nouvelle formule prévoit un taux minimum de 0,5% qui est bien sûr insuffisant si on considère que le taux d'inflation est souvent bien supérieur", argumente encore l'association.

Poids sur le pouvoir d'achat

Qui sont les gagnants ? Les banques, selon l'association, tandis que les particuliers subissent un important préjudice pour leur pouvoir d'achat... "Si les annonces de gel des frais bancaires du mois de décembre sont bienvenues, une mesure autrement plus positive, et que demande la CLCV, serait de revenir à l'ancienne formule de calcul du livret A qui garantissait un rendement au moins équivalent au taux d'inflation", peut-on lire dans le communiqué.

En plein mouvement des Gilets jaunes, les banques françaises se sont en effet engagées au mois de décembre à plafonner les frais d'incidents bancaires pour les publics les plus fragiles, et à ne pas augmenter leurs tarifs cette année.

©2019,

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