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Les salariés des fonderies du Poitou bloquent les expéditions

Les salariés des fonderies du Poitou bloquent les expéditions

L'objectif est de faire pression sur Renault, leur principal client, accusé de ne pas les soutenir depuis le placement en redressement judiciaire.

Les salariés des fonderies du Poitou bloquent les expéditions
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les salariés des deux fonderies du Poitou à Ingrandes-sur-Vienne (Vienne) ont décidé de bloquer les magasins d'expéditions de leur deux usines, qui ont été placées en redressement judiciaire. L'objectif est de faire pression sur Renault, leur principal client.

La secrétaire d'Etat a participé à une table ronde avec les représentants des salariés. "Elle a écouté toutes nos revendications. Elle connaît bien le dossier. Pour l'instant nous n'avons aucune réponse concrète mais je pense que c'est une rencontre constructive", a déclaré à l'agence de presse Reuters Géry Bégeault, secrétaire du CE de Saint-Jean Industries Poitou.

Les représentants du personnel des deux fonderies consacreront la journée de lundi prochain à des réunions séparées avec les repreneurs potentiels et en compagnie des administrateurs judiciaires.

Culasses et carters pour Renault

Trois offres de reprise concernant les deux usines ont été déposées devant les tribunaux de commerce de Lyon et de Poitiers pour la reprise globale de la Fonderie Saint-Jean Industrie Poitou, qui fabrique à 98% des culasses en aluminium pour Renault, et la Fonderie du Poitou Fonte, qui produit des carters notamment pour Renault. Toutes les deux sont voisines géographiquement et issues d'une scission en 2002.

Les trois offres reposent sur d'importantes réductions de postes. Le groupe britannique Liberty House, qui a déjà fait une offre pour l'une des deux fonderies, a accepté de l'élargir aux deux, avec 246 pertes d'emploi à la clé.

Pas de soutien de Renault ?

L'Américain Sekco en supprimerait 163 et l'Allemand Marcus Schruefer porterait le chiffre à 442 salariés non repris. Les trois reposent sur le maintien d'un volume de commandes négocié avec Renault durant les trois premières années. Les tribunaux de commerce concernés doivent se prononcer sur les offres les 19 et 21 mars...

"Nous constatons que Renault ne semble pas vouloir soutenir la fonderie alu pendant la période de redressement judiciaire, de même qu'un financement pour les mesures de reclassement des salariés licenciés", ont écrit par communiqué les syndicats CGT et CFE-CGC de Saint-Jean Industries Poitou après des réunions avec les administrateurs et les candidats à la reprise...

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