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Les restaurateurs ne veulent pas du "doggy bag" !

L'Union des Métiers et des Industries de l'hôtellerie (UMIH), principale fédération du secteur regrette une nouvelle contrainte pour les professionnels.

Les restaurateurs ne veulent pas du 'doggy bag' !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les représentants de l'hôtellerie et de la restauration sont contre le "doggy bag" ! Ils regrettent l'adoption par les députés d'un amendement au projet de loi agriculture et alimentation qui rend obligatoire à compter de 2021 la mise à disposition des clients de contenants pour emporter leurs restes.

Objectif : faire reculer le gaspillage alimentaire, qui représente 29 kg par habitant chaque année en France pour la consommation à domicile, et 21 kg en restauration collective et commerciale...

L'amendement précise que "les restaurants et les débits de boissons à consommer sur place peuvent mettre gratuitement à la disposition de leurs clients, qui en font la demande, des contenants réutilisables ou recyclables permettant d'emporter les aliments ou boissons non consommés sur place, à l'exception de ceux mis à disposition sous forme d'offre à volonté".

À compter du 1er juillet 2021, cette mise à disposition sera obligatoire...

Trop difficile à faire passer ?

"En rendant cette pratique obligatoire, cet amendement va transformer l'engagement volontaire des professionnels en une nouvelle contrainte réglementaire venant s'ajouter à une liste déjà longue", estime l'Union des Métiers et des Industries de l'hôtellerie (UMIH), principale fédération du secteur.

Les détracteurs du projet estiment aussi que le "doggy bag" est ancré dans la culture anglo-saxonne et qu'il sera plus difficile de l'imposer aux consommateurs français.

Les députés ont également validé la fin des bouteilles en plastique dans les cantines d'ici à 2020 (mais pas celle des contenants de cuisson, de réchauffe et de service, en matière plastique).

Ils ont également acté l'obligation d'un étiquetage plus précis, avec la mention "nourri aux OGM" d'ici le 1er janvier 2023 pour les denrées issues d'animaux nourris avec des organismes génétiquement modifiés, mais aussi celle du mode d'élevage et le nombre de traitements phytosanitaires sur les fruits et légumes frais.

Contrôle vidéo

Dans les abattoirs, l'expérimentation de contrôles vidéo à titre volontaire "des postes de saignée et de mise à mort" a été entérinée pour deux ans, afin d'évaluer l'application de la réglementation du bien-être animal. Les élus ont également validé l'expérimentation de dispositifs d'abattoirs mobiles, une mesure saluée par la Confédération paysanne.

"Le développement de ces abattoirs mobiles assurera une réduction des temps de transport des animaux et le déploiement des circuits courts de proximité, aujourd'hui limitée par le manque d'outils d'abattage", juge la confédération...

©2018,

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