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Les "néobanques" et les banques en ligne peinent encore à être rentables...

Les "néobanques" et les banques en ligne peinent encore à être rentables...

Elles sont pourtant devenues des actrices incontournables du marché bancaire en France, avec 4,4 millions de clients actuellement...

Les 'néobanques' et les banques en ligne peinent encore à être rentables...
Crédit photo © Hello Bank

(Boursier.com) — Les banques en lignes et les "néobanques" sont devenues incontournables en France : 6,5% des Français, soit 4,4 millions de personnes en sont aujourd'hui clients, selon une étude de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (Acpr).

Douze établissements bancaires pour le seul marché français ont été passés au crible, parmi lesquels Orange Bank, l'allemand N26 Bank, le britannique Revolut ou encore Compte Nickel (BNP Paribas) et Boursorama (Société générale).

"À l'horizon fin 2020, les plans stratégiques des nouveaux acteurs bancaires tablent sur un total de 13,3 millions de clients soit un triplement du fonds de commerce en trois ans", écrivent les auteurs de ce rapport...

Offres de bienvenue

Mais ces banques peinent à devenir rentables, plombées notamment par des fortes dépenses d'investissement et de marketing, note l'Acpr, avec par exemple des offres de bienvenue. "Sauf quelques rares exceptions", elles "ne sont pas parvenues à dégager un résultat net positif en 2017". Cette conclusion générale était aussi observée les années précédentes - le questionnaire remonte jusqu'à 2012.

"Cela tient tout d'abord à la faiblesse du produit net bancaire (PNB) mesuré en moyenne sur sept établissements à 138 euros par an et par client (avec toutefois une forte hétérogénéité des résultats puisque l'écart-type est de 60 euros)", poursuit l'étude.

Une clientèle "moins profitable"

Pour l'Acpr, cette clientèle, souvent jeune, aisée et déjà bancarisée se révèle "moins profitable" que celle des réseaux bancaires classiques.

La moitié des établissements interrogés dans le cadre de l'étude déclare viser une rentabilité à fin 2020 mais l'Acpr met en doute leur capacité à atteindre cet objectif. "Si les acteurs sondés (...) ambitionnent un total de 13,3 millions de clients à fin 2020, aucun élément ne laisse présager une croissance du marché français", analyse l'Autorité.

"La population française est déjà fortement bancarisée, la croissance démographique reste faible et l'hypothèse d'une augmentation structurelle de la multi-bancarisation reste débattue", insiste le superviseur qui n'exclut pas pour autant que ces néobanques puissent venir bouleverser les positions acquises par les banques traditionnelles...

©2018,

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