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Les incidents de paiement : un business pour les banques françaises

Les incidents de paiement : un business pour les banques françaises

Les établissements bancaires de l'Hexagone facturent en moyenne 18 euros par rejet de paiement, ce qui leur a permis d'obtenir un gain supérieur à un milliard d'euros en 2018.

Les incidents de paiement : un business pour les banques françaises
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les banques françaises facturent leurs clients comme nulle part ailleurs en Europe. C'est le constat qui ressort d'une étude commandée par le Comité consultatif du secteur financier que 'Le Parisien' a pu consulter.

18 euros réclamés en moyenne par rejet

Les associations de consommateurs se battent contre ce fléau depuis des années. Nombreux sont les clients en difficulté qui n'arrivent pas à boucler les fins de mois et qui se voient infliger des frais pour "incident de paiement".

Le principe est simple, lorsqu'une banque refuse qu'un prélèvement soit effectué car l'argent n'est pas disponible sur un compte, celle-ci facture son client (dans la limite de 20 euros). En moyenne, selon Serge Maître, porte-parole de l'Association française des usagers des banques, les établissements de l'Hexagone réclament 18 euros par rejet.

Un gain de plus de 1 milliard d'euro en 2018

'Le Parisien' compare alors ce montant avec celui facturé dans les autres pays européens. En Allemagne, on comptabilise à peine 3 euros, quand la Belgique réclame 7,50 euros. En France le souci est le suivant : un impayé est en général renvoyé au bout de cinq jours par une entreprise et le système informatique bancaire facture alors à nouveau des frais, une pratique qui en théorie est interdite.

D'après Serge Maître, interrogé par le quotidien, ces "incidents de paiement" permettent aux banques un gain d'environ 1,2 milliard d'euros par an.

©2019,

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