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Les hôteliers assignent Airbnb en justice pour concurrence déloyale

Les hôteliers assignent Airbnb en justice pour concurrence déloyale

L'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih) a assigné en justice la plate-forme de location de logements de vacances Airbnb pour "concurrence déloyale", a révélé lundi soir 'Le Figaro' sur son site internet.

Les hôteliers assignent Airbnb en justice pour concurrence déloyale
Crédit photo © reuters

(Boursier.com) — Les hôteliers ont lancé une nouvelle offensive contre Airbnb... Selon le site internet du 'Figaro", l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih) a assigné en justice la plate-forme de location de logements de vacances pour "concurrence déloyale".

Le principal syndicat professionnel hôtelier accuse Airbnb de violer la réglementation en ne supprimant pas de son site les annonces illégales, et ainsi de s'approprier illégalement sa clientèle, selon l'assignation que s'est procurée 'Le Figaro'.

Airbnb également dans le collimateur de la Mairie de Paris

"Airbnb traîne des pieds et saisit toutes les opportunités pour interpréter à sa façon la loi", déplore Laurent Duc, président d'Umih, cité par le quotidien. "La plateforme se contente de retirer les offres au-delà des 120 jours autorisés dans seulement quatre arrondissements de Paris. C'est scandaleux. Ils font ce qu'ils veulent des textes. Même la mairie de Paris vient de les attaquer".

La Ville de Paris a en effet elle aussi assigné en justice la compagnie américaine pour l'obliger à retirer de son site les annonces de location sans numéro d'enregistrement. La réglementation impose dans la capitale depuis le 1er décembre 2017, que tout loueur de meublé touristique doit être enregistré et son numéro doit figurer sur l'annonce en ligne.

Le but de la réglementation est de simplifier les contrôles des propriétaires afin qu'ils ne dépassent pas la durée limite légale de location de 120 jours par an pour leur résidence principale.

Airbnb dénonce les "lobbies hôteliers"

De son côté, Airbnb se défend en affirmant au 'Figaro' que "nous n'avons pas encore reçu les détails de cette assignation, mais nous ne sommes pas surpris de cette nouvelle tentative des lobbies hôteliers français, qui suit une longue série d'actions en justice, toutes infructueuses". "Les lobbies hôteliers continuent à protéger leurs intérêts et à tenter de restreindre les droits des Français de bénéficier également du tourisme", a poursuivi un porte-parole.

Par ailleurs, le semaine dernière, le Tribunal d'Instance de Paris a décidé de condamner la locataire d'un appartement à rembourser plus de 46.000 euros pour avoir sous-loué son logement via Airbnb sans l'accord du propriétaire.

En juin dernier, Airbnb avait pourtant mis en place un processus pour permettre des sous-locations légales... La filiale française du groupe et le réseau d'agences immobilières Century 21 avaient présenté un bail permettant aux locataires et aux propriétaires de partager les revenus gagnés sur la plateforme de location...

©2018,

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