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Les grandes entreprises doivent publier leur note sur l'égalité hommes-femmes

Les grandes entreprises doivent publier leur note sur l'égalité hommes-femmes

L'index, qui prendra la forme d'une note sur 100, comptabilisera cet écart de salaire mais aussi l'égale répartition des augmentations et des promotions.

Les grandes entreprises doivent publier leur note sur l'égalité hommes-femmes

(Boursier.com) — Les entreprises de plus de 1.000 salariés ont l'obligation à partir de ce vendredi de publier leur score en matière d'égalité entre les sexes sur leur site internet. L'objectif est de mettre fin aux différences de salaires d'ici... 2022, grâce à l'index de l'égalité femmes-hommes, présenté par le gouvernement au mois de novembre.

L'index, qui prendra la forme d'une note sur 100, comptabilisera cet écart de salaire mais aussi l'égale répartition des augmentations et des promotions et enfin l'augmentation des femmes de retour de congé maternité.

Si leur score est inférieur à 75 sur 100 points, elles disposeront de trois ans pour se mettre en conformité et atteindre le seuil requis des 75...

Sanction financière

Si ce niveau n'est pas atteint, elles se verront imposer une sanction financière pouvant aller jusqu'à 1% de leur masse salariale...

En moyenne, l'écart de salaire à poste et âge égal entre les femmes et les hommes reste de 9% en France. Cette obligation s'appliquera à partir du 1er mars 2019 pour les entreprises de plus de 1.000 salariés, du 1er septembre 2019 pour celles de 250 à 1.000 salariés et du 1er mars 2020 pour celles en comptant 50 à 250.

Plafond de verre

Des simulations publiées en janvier par le ministère du Travail ont révélé que les entreprises de plus 1.000 salariés faisaient meilleure figure en terme d'égalité salariale mais que le plafond de verre y était le plus tenace. Pour 83% d'entre elles, les écarts de rémunération entre hommes et femmes à tranche d'âge et poste équivalent sont inférieurs à 8% (après une marge de tolérance). Seules 1% de ces entreprises sont irréprochables.

Pour plus de 54% d'entre elles, aucune femme ou une seule femme figurait parmi les dix salariés ayant perçu les plus hautes rémunérations. Cette proportion est de 44% chez les entreprises de 250 à 1.000 salariés et de 41% pour celles de 50 à 250 salariés.

Qui sont les mauvais élèves ?

Les secteurs les moins performants étaient la construction, les activités financières et d'assurances, ainsi que les activités spécialisées et scientifiques. A l'inverse, les meilleures élèves étaient les entreprises de l'hébergement et de la restauration, où les petits salaires ne permettent pas d'accentuer les écarts, le transport et l'entreposage, et les services d'administration, d'enseignements et de santé, lesquels sont plus féminisés, selon le ministère du Travail.

Seul l'index global sera rendu public sur le site internet de l'entreprise, précise le ministère du Travail. Le détail du score sera divulgué au comité social et économique (CSE). "Il appartient aux représentants des salariés de les rendre public pour faire bouger les choses lorsque c'est nécessaire", dit-on dans l'entourage de la ministre du Travail...

©2019,

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