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Consultation

Les Français favorables au retour de l'ISF selon un sondage

Les Français favorables au retour de l'ISF selon un sondage

Remettre en place l'ISF est l'une des revendications des "Gilets jaunes", une majorité de Français y serait favorable...

Les Français favorables au retour de l'ISF selon un sondage
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — 7 Français sur 10 plébiscitent le retour de l'impôt sur la fortune (ISF) selon un sondage Ifop pour 'l'Humanité'... Supprimé par Emmanuel Macron à son arrivée au pouvoir, l'ISF a été remplacé par l'IFI, l'impôt sur la fortune immobilière.

Le nouveau dispositif rapporte 3,2 milliards d'euros de moins que l'ancien et touche trois fois mois de contribuables, de quoi attiser la colère des "Gilets jaunes" qui réclament le retour de la taxe originelle...

"Président des riches"

Selon le sondage, 90% des sympathisants de la France insoumise sont favorables au retour de cet impôt. Ils approuvent également l'idée à 85% chez les proches du Parti socialiste, 55% chez les Républicains et 80% au Rassemblement national.

Seuls les sympathisants de la République en Marche ne souhaitent pas de retour en arrière, ils sont 51% à être opposés...

Question d'image

Dans le détail, les femmes (72%), les jeunes de 25 à 34 ans (74%) et les ouvriers (79%) sont les personnes qui souhaitent le plus le rétablissement de l'ISF. Sa suppression avait largement contribué à forger une image d'Emmanuel Macron comme "président des riches".

Ces dernières semaines, Marlène Schiappa, la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes a laissé entendre que l'exécutif pourrait envisager un retour en arrière. Une option balayée par le président de la République, "nous ne détricoterons rien de ce qui a été fait depuis dix-huit mois", a-t-il déclaré aux 'Echos'...

Evaluer la réforme

Le gouvernement a promis d'évaluer l'impact de la réforme afin d'en mesurer son efficacité... Elle doit permettre de relancer les investissements au sein des entreprises françaises. Devant les députés, le Premier ministre, Edouard Philippe, a assuré qu'il ne craignait "pas le débat" sur son évaluation et annoncé la création prochaine d'un comité destiné à mener à bien cette tâche.

Les experts relèvent de leur côté la difficulté d'évaluer rapidement la réforme, dans la mesure où il faut un recul de 18 à 24 mois pour qu'elle fasse son plein effet. La loi ayant été votée en décembre 2017, une première évaluation ne pourrait être faite avant l'automne 2019, voire début 2020...

©2018-2019,

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