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Les écarts de revenus se creusent entre riches et pauvres

Les écarts de revenus se creusent entre riches et pauvres

L'organisation préconise des réformes...

Les écarts de revenus se creusent entre riches et pauvres
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les écarts de revenus entre les plus riches et les plus pauvres continuent de se creuser, et l'OCDE donne l'alerte dans une nouvelle étude publiée cette semaine. L'organisation s'est penchée sur la part des 1% les plus riches dans le total des revenus avant impôts, qui a progressé dans la plupart des pays membres depuis 30 ans. S'il se limite à 7% au Danemark ou aux Pays-Bas, il a bondi de 8 à 20% aux Etats-Unis. La part a aussi grimpé en Grande-Bretagne, de 6 à 14%, ou de 5 à 10% au Portugal. La progression est plus modérée en Allemagne, avec une part fixée tout de même à 13% contre 10% il y a trente ans. Concernant la France, l'organisation notre une évolution beaucoup plus modeste, puisque la part des 1% les plus riches est passée de 7% à 8%.

"Juste part de l'impôt"

"En revanche, les revenus des ménages les plus modestes n'ont pas progressé au même rythme que le total des revenus, et nombre d'entre eux n'ont pas vu leur situation financière s'améliorer depuis le milieu des années 80", note l'organisation. Les "99% restant" indiquent ainsi que la croissance économique globale n'a pas permis une augmentation de leurs revenus. "Sans une action concertée des pouvoirs publics, l'écart entre riches et pauvres devrait continuer de se creuser au cours des prochaines années", dénonce donc Angel Gurría, le Secrétaire général de l'OCDE. "C'est pourquoi il est capital de veiller à ce que les plus hauts revenus acquittent une juste part de l'impôt".

Des réformes à engager

L'Organisation, qui regroupe les pays les plus riches du monde, détaille donc une série de réformes qui pourraient réduire ces écarts. Elle propose par exemple de supprimer ou réduire certaines déductions fiscales, crédits d'impôts et exonérations "qui bénéficient de façon disproportionnée aux hauts revenus", ou de traiter toutes les formes de rémunération comme des revenus ordinaires, y compris les avantages divers, les dispositifs d'intéressement et les options sur titres. Autres solutions : "envisager de modifier la structure fiscale afin d'accorder une plus large place aux impôts périodiques sur la propriété immobilière et examiner d'autres formes d'impôt sur le patrimoine, comme les droits de succession".

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