Les discours de haine sur les réseaux sont moins supprimés

Les discours de haine sur les réseaux sont moins supprimés

Facebook, Microsoft, Twitter, YouTube, TikTok... 81% des signalements sont examinés en moins de 24 heures, selon un rapport de la Commission européenne. Mais ces chiffres sont en baisse.

Les discours de haine sur les réseaux sont moins supprimés
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Près de deux tiers des messages de haine en ligne signalés au sein de l'Union européenne sur les plateformes sont supprimés, selon un rapport de Bruxelles publié ce jeudi. C'est moins bien qu'en 2020 : 81% des signalements ont été examinés en moins de 24 heures, ce qui est inférieur à la moyenne de 2020 de 90,4%. Par ailleurs 62,5% des contenus ont été supprimés, ce qui est inférieur à la moyenne de 71% enregistrée en 2019 et 2020.

Facebook, Microsoft, Twitter et YouTube ont signé en 2016 le Code de conduite de l'Union européenne visant à combattre les discours de haine illégaux en ligne. Depuis, Instagram, Google+, Snapchat, Dailymotion, Jeuxvideo.com et TikTok ont rejoint ce groupe, le dernier en date étant le réseau professionnel LinkedIn, le 24 juin dernier.

6ème évaluation

Selon la sixième évaluation proposée par la Commission européenne, les taux de suppression varient en fonction de la gravité du contenu haineux : 69% des contenus appelant au meurtre ou à la violence contre des groupes spécifiques ont été supprimés, contre 55% des contenus utilisant des mots ou des images diffamatoires. En 2020, les résultats respectifs étaient de 83,5% et 57,8%.

Facebook a supprimé 70,2% des contenus haineux, YouTube 58,8%, Instagram 66,2% et Twitter 49,8%. Twitter et Instagram ont donc fait des progrès par rapport à 2020, tandis que Facebook et YouTube affichent des taux de suppression plus élevés que lors de la surveillance précédente, en 2020. TikTok a réalisé un bon premier test, avec 80,1% et Jeuxvideo.com a de son côté supprimé tout les contenus signalés.

Orientation sexuelle et xénophobie

"Dans cet exercice de surveillance, l'orientation sexuelle est le motif de discours de haine le plus souvent signalé (18,2%), suivi de la xénophobie (18%) et de l'antitsiganisme (12,5%)", écrit la Commission dans un communiqué. "Les discours de haine en ligne peuvent entraîner de réels préjudices hors ligne. La violence commence souvent par des mots. Notre code a donné de bons résultats, mais les plateformes ne peuvent pas baisser la garde et doivent combler les lacunes. Et les accords informels ne suffiront pas. La loi sur les services numériques fournira des outils réglementaires solides pour lutter contre les discours de haine illégaux en ligne", explique Vera Jurova, la commissaire européenne en charge des valeurs et de la transparence.

©2021

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