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Les banques écossaises prêtes à déménager si le "oui" l'emporte

Les banques écossaises prêtes à déménager si le "oui" l'emporte

Royal Bank of Scotland Group et Lloyds Banking Group feront leurs cartons pour Londres si les Ecossais choisissent l'indépendance.

Les banques écossaises prêtes à déménager si le 'oui' l'emporte
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les banques écossaises feront leurs cartons si le "oui" l'emporte au référendum sur l'indépendance organisé le 18 septembre. Royal Bank of Scotland Group (RBS) a confirmé ce jeudi dans un communiqué qu'elle domiciliera son siège social à Londres dans cette hypothèse, et a même élaboré un plan d'urgence prévoyant le déménagement de la société holding et des activités et de certaines de ses activités en cas de victoire des séparatistes. Selon le management, ces mesures n'auraient aucune incidence sur les services bancaires courants utilisés par ses clients en Grande-Bretagne.

Des conséquences majeures

Suite aux spéculations de la presse, RBS confirme que, comme indiqué dans le rapport annuel, il existe un certain nombre d'incertitudes découlant du vote référendaire sur les notes de crédit de la banque et sur l'environnement fiscal, monétaire, juridique et réglementaire, argumente l'institution, présente en Ecosse depuis... l'an 1727. Le groupe bancaire, sauvé de la faillite par le gouvernement et la Banque d'Angleterre en 2008, n'est pas le seul à prévoir un déménagement dans la capitale britannique.

Lloyds Banking Group, qui compte 16.000 salariés sur le sol écossais, avait annoncé dès mercredi soir qu'elle se préparait elle aussi à une victoire du "oui" qui la conduirait à se domicilier dans la capitale  britannique. La banque insiste elle aussi sur les risques considérables que ferait peser sur elle une Ecosse indépendante, avec des conséquences majeures notamment sur son financement et sa situation juridique et fiscale.

Sondages serrés

Les résultats des sondages sont très serrés, et plusieurs ont récemment donné le "oui" à l'indépendance vainqueur, ce qui fait souffler un vent de panique sur la classe politique mais aussi les marchés financiers en Grande-Bretagne. Le Premier ministre britannique David Cameron, qui s'était abstenu d'intervenir dans la campagne, est même sorti de sa réserve mercredi pour se rendre sur place et tenter de convaincre les électeurs de préserver l'acte d'union qui lie l'Ecosse à l'Angleterre depuis 1707.

Si l'Ecosse se prononce en faveur de l'indépendance après 307 années d'union, une période de négociations de 18 mois s'ouvrira sur un large évetail du sujets, allant du pétrole de la mer du Nord à la livre en passant par la base sous-marine de Faslane. Au delà de la question de la monnaie, des armes nucléaires et du pétrole, c'est la structure même du Royaume-Uni qui est menacée, à commencer par son principal symbole, l'Union Jack, qui réunit la Croix de Saint Georges anglaise, la Croix de Saint Patrick irlandaise et la Croix de Saint André écossaise.

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