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Les arrêts maladie de longue durée plus nombreux en France

Les arrêts maladie de longue durée plus nombreux en France

Le taux de salariés arrêtés pour troubles psychologiques est passé de 9% début 2020 à 14% pendant le confinement, puis à 18% depuis le déconfinement, selon une étude.

Les arrêts maladie de longue durée plus nombreux en France

(Boursier.com) — Les arrêts maladie de longue durée se multiplient dans le secteur privé avec la crise sanitaire. Le baromètre Absentéisme annuel de Malakoff Humanis qu'ils représentent 12% des arrêts maladie en 2020, contre 9 % en 2019 (+3 points, ce qui représente une augmentation de 33%).

L'étude montre également que la durée moyenne des arrêts longs est de 94 jours. Par ailleurs, 44% des arrêts de plus d'un mois concernent des salariés de 50 ans et plus (vs 24% pour les 18-34 ans et 32% pour les 35-49 ans), ce qui explique en partie l'augmentation du montant moyen de l'indemnité journalière versée.

Enfin, 60% des entreprises ( et 83% des entreprises de 50 salariés ou plus ) ont eu au moins un salarié en arrêt long au cours des 12 derniers mois (vs 56% en 2019).

D'abord pour maladie ordinaire

Toutes durées confondues, les trois premiers motifs des arrêts maladie prescrits sont : la maladie ordinaire (29%), les troubles musculosquelettiques (17%) et les troubles psychologiques (15%).

Par ailleurs, 6% des arrêts de travail prescrits au cours des douze derniers mois sont liés à la Covid. Les arrêts longs sont, quant à eux, dus à un accident ou un traumatisme (28%), à des troubles musculosquelettiques (19% ), ou à des troubles psychologiques (14%). Par ailleurs, d'après les salariés, 45% des arrêts de plus d'un mois seraient d'origine professionnelle.

Le Covid, 26% des arrêts en avril

Les arrêts de travail directement liés à la Covid ont représenté 26% des absences en avril au plus fort de la crise). Mais le report des soins durant le confinement (qui concernait un tiers des salariés), la non-prise en charge de certaines maladies graves ("priorité patients Covid"), ainsi que la montée des risques psycho-sociaux (devenus le deuxième motif d'arrêts maladie en mai, après la Covid) ne seront pas sans conséquences sur les arrêts maladie à venir.

Le taux de salariés arrêtés pour maladie grave ou maladie chronique est passé de 20% début 2020, à 15% pendant le confinement, puis à 11% depuis le déconfinement, illustrant la moindre prise en charge de ces pathologies pendant la crise.

Troubles psychologiques

Le taux de salariés arrêtés pour troubles psychologiques est passé de 9% début 2020 à 14% pendant le confinement, puis à 18% depuis le déconfinement. Ce motif, qui peut en partie être attribué à la Covid (anxiété liée au contexte sanitaire et économique, au confinement...), devrait continuer à prendre de l'ampleur.

©2020,

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