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Les agents des finances publiques et l'hôpital descendent dans la rue

Les agents des finances publiques et l'hôpital descendent dans la rue

Les soignants réclament davantage de moyens, tandis que les agents des impôts veulent le retrait du projet gouvernemental de réorganisation de leurs services...

Les agents des finances publiques et l'hôpital descendent dans la rue
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — C'est un premier test pour le gouvernement et les syndicats, avant la grande journée de manifestation du 5 décembre. Les agents des finances publiques sont appelés à la grève ce jeudi, tout comme ceux des hôpitaux...

Du côté des finances publiques, une manifestation nationale est prévue dans l'après-midi à Paris, entre la place de la Nation et Bercy, à l'appel de l'intersyndicale Solidaires-CGT-FO-CFDT-CFTC. Elle réclame le retrait du projet gouvernemental de réorganisation des services.

"A Bercy, les fossoyeurs de la DGFIP, de la DGDDI (Douane) et de la DGCCRF (Consommation, Concurrence et Répression des Fraudes) oeuvrent dans le même sens, avec des logiques identiques ou complémentaires", peut-on lire dans un tract de l'intersyndicale.

La réforme portée par le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin prévoit des baisses d'effectifs mais aussi la mise en place de nouveaux "points de contact" dans les territoires ruraux et périurbains. Quelque 5.800 postes doivent être supprimés entre 2020 et 2022 à Bercy, dont 4.800 sur le périmètre de la DGFip. La direction générale des finances compte 110.000 agents (-40.000 emplois depuis 2002).

"La grève du 16 septembre a été une réussite et a fait parler de nous, faisons du 14 novembre une grève qui nous rende incontournables !", écrit l'intersyndicale. Mi-septembre, lors du précédent mouvement, le taux de grévistes avait atteint de 40% en moyenne à 80% ponctuellement pour Solidaires, le premier syndicat de cette administration.

Pas assez de moyens pour les hôpitaux

Les médecins, infirmiers ou aide-soignants, mais aussi les étudiants en médecine battent le pavé pour demander un plan d'urgence afin de sauver l'hôpital public. Le cortège parisien doit partir à 14 heures de Port-Royal en direction des Invalides, à l'appel de l'ensemble des syndicats de la fonction publique hospitalière. Ils réclament toujours une augmentation des salaires, une hausse des effectifs et la réouverture des lits supprimés.

Du côté du ministère de la Santé, on promet un "plan de soutien" avec notamment une revalorisation des salaires, notamment en début de carrière. Mais Agnès Buzyn peine à calmer la colère des soignants, qui sont donc à nouveau dans la rue, malgré l'annonce d'une prime mensuelle de 100 euros versée depuis juillet, et d'un plan "refondation" en septembre.

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