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Le "triple A" français de nouveau en question

Le "triple A" français de nouveau en question

Un rapport du Conseil de Lisbonne place la France au treizième rang seulement du classement relatif à la santé générale des 17 pays de la zone euro...

Le 'triple A' français de nouveau en question
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — L'euro a rechuté sur les 1,3550 dollar entre banques ce mardi, alors que les taux obligataires continuent de se tendre en Italie, en Espagne et en France, passé la brève accalmie de la fin de semaine dernière... Une étude parle de "signal d'alarme" pour la zone euro en pointant Paris du doigt. Ce rapport, signé par le Conseil de Lisbonne, place la France au treizième rang seulement du classement relatif à la santé générale des 17 pays de la zone euro, juste devant l'Italie, le Portugal et la Grèce, mais derrière l'Espagne !

En matière de progrès accomplis dans la mise en oeuvre d'ajustements économiques, en particulier la réduction des déficits et la modération des coûts du travail, la France tombe même à la 15ème place...

Au moment où l'écart de taux entre les OAT français et les Bunds allemands flirte avec les 165 points de base, cette étude tombe mal et souligne que parmi les 6 pays de la zone euro qui bénéficient d'une note "AAA", la France est de loin la plus mal classée.

Le Conseil de Lisbonne est un cercle de réflexion basé à Bruxelles. Ses conclusions ont le mérite d'être claires : "Les résultats de la France ne sont pas assez bons pour un pays qui veut conserver sa place dans l'élite (...) Des pays fondamentalement en bonne santé comme l'Allemagne n'ont pas vraiment besoin d'ajustements. Mais pour un pays ayant d'importants problèmes comme la France, l'absence de capacité d'ajustement est source d'inquiétudes."

"Dans la plupart des critères utilisés pour mesurer le progrès, la France se retrouve avec des scores plus proches de ceux de l'Espagne et de l'Italie que des autres pays "AAA" comme l'Allemagne, l'Autriche ou les Pays-Bas (...) La France doit ainsi limiter les dépenses de l'Etat, améliorer les perspectives en matière d'éducation, notamment pour sa population d'origine immigrée et mieux utiliser sa force de travail très qualifiée".

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