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Le "smic intermédiaire" ? Une "logique esclavagiste" selon Laurence Parisot...

Le "smic intermédiaire" ? Une "logique esclavagiste" selon Laurence Parisot...

L'ancienne dirigeante du Medef ne partage pas les idées de son successeur Pierre Gattaz...

Le 'smic intermédiaire' ? Une 'logique esclavagiste' selon Laurence Parisot...
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La dernière proposition du patron du Medef crée la polémique... Pierre Gattaz, qui a lancé l'idée d'un "smic intermédiaire" mardi pour les jeunes qui ne trouvent pas de travail, estimant que le niveau actuel du salaire minimum "pose problème", a suscité une nuée de réactions. Parmi elles, celles de Laurence Parisot, l'ancienne patronne des patrons, qui règle du coup ses comptes avec Pierre Gattaz via le réseau Twitter.

"Ceux qui préconisent un salaire en dessous du #Smic pour favoriser l'emploi font une erreur d'analyse sur les véritables causes du chômage", a écrit sur son compte Laurence Parisot. Avant de donner un coup d'accélérateur dans un second tweet, estimant que "proposer un salaire en dessous du Smic s'apparente à une logique esclavagiste".

Cette prise de position divergente par rapport à l'organisation salariale qu'elle a dirigée durant deux mandats n'est pas une première pour Laurence Parisot. Elle s'est récemment illustrée dans les colonnes des 'Echos', pour défendre le régime des intermittents du spectacle, alors que le Medef avait plaidé en faveur de sa suppression...

Le gouvernement coupe court

De son côté, le gouvernement a coupé court à la proposition d'un "smic intermédiaire" mardi, par la voix de sa ministre chargée de la jeunesse. "Cette vieille idée d'un smic jeune, d'une précarisation de la jeunesse (...), le gouvernement ne la retiendra pas", a déclaré Najat Vallaud-Belkacem, citée par l'agence de presse Reuters. "J'accorde trop d'importance à l'emploi des jeunes pour céder aux facilités de langage et parfois aux provocations un peu inutiles. L'emploi des jeunes mérite mieux que cela", selon elle.

Plusieurs voix se sont élevées ces dernière semaines pour remettre le dossier du smic sur la table. L'ancien directeur de l'Organisation mondiale du Commerce, Pascal Lamy, estimait ainsi début avril sur la Chaîne Parlementaire qu'à "ce niveau de chômage (en France), il faut aller vers davantage de flexibilité". Expliquant savoir ne pas être "en harmonie avec une bonne partie de ses camarades socialistes" il estimait qu'il faut "aller vers des boulots qui ne seront pas forcément payés au SMIC", un "petit boulot" étant "mieux que pas de boulot"...

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