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Le Royaume-Uni promet davantage de pouvoirs à l'Ecosse...

Le Royaume-Uni promet davantage de pouvoirs à l'Ecosse...

A deux jours d'un référendum dont le résultat promet d'être très serré.

Le Royaume-Uni promet davantage de pouvoirs à l'Ecosse...
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le Royaume-Uni poursuit son opération séduction avec l'Ecosse, à deux jours d'un référendum qui s'annonce très serré sur son indépendance... Les dirigeants des trois grandes formations traditionnelles britanniques se sont engagés, dans un accord conclu sous l'égide de l'ex-Premier ministre travailliste Gordon Brown, né en Ecosse, à maintenir un niveau plus élevé de dépenses publiques pour l'Ecosse que pour le reste du Royaume-Uni.

"Les gens veulent voir les choses changer", lit-on dans le texte de cet accord, que publie mardi le journal écossais 'Daily Record' et que cosignent le Premier ministre David Cameron (conservateur), le chef de file du Labour Ed Miliband et le leader libéral-démocrate Nick Clegg. "Un vote contre (l'indépendance) permettra des changements plus rapides et meilleurs qu'une sécession", ajoutent-ils. Les partisans du "oui", estiment que ces "promesses creuses" arrivent bien tard. "Les Ecossais ne sont pas des crétins. Nous sommes à deux jours du référendum et nous nous retrouvons avec des promesses creuses, qui seront soi-disant tenues", a réagi Nicola Sturgeon, la vice-Premier ministre de l'Ecosse.

"Fierté patriotique"

Le Premier ministre David Cameron, sur la réserve avant la multiplication ces dernières semaines de sondages donnant le "oui" vainqueur pour l'indépendance, s'est depuis rendu plusieurs fois à la rencontre des électeurs. En visite à Aberdeen, il a imploré lundi les Écossais de ne pas choisir l'indépendance simplement parce qu'une partie de ses électeurs ne l'apprécient pas lui ou son gouvernement. De son côté, l'ancien chef du gouvernement Gordon Brown a une nouvelle fois défendu mardi la cause unioniste devant une foule de travaillistes réunis à Clydebank, une petite ville située à une dizaine de kilomètres à l'ouest de Glasgow. "Je ne laisserai personne défier ma fierté patriotique d'être Écossais. (...) Si vous votez 'oui' au référendum du 18 septembre, cela coupera les derniers liens qui existent, les relations que nous avons avec nos amis, nos voisins et nos proches", a-t-il argumenté.

Si l'Ecosse se prononce en faveur de l'indépendance après 307 années d'union, une période de négociations de 18 mois s'ouvrira sur un large éventail du sujets, allant du pétrole de la mer du Nord à la livre en passant par la base sous-marine de Faslane. Au delà de la question de la monnaie, des armes nucléaires et du pétrole, c'est la structure même du Royaume-Uni qui est menacée, à commencer par son principal symbole, l'Union Jack, qui réunit la Croix de Saint Georges anglaise, la Croix de Saint Patrick irlandaise et la Croix de Saint André écossaise.

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