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Consultation

Le journal 'Ebdo' met (déjà) la clé sous la porte

Un peu plus de deux mois après son lancement, le journal 'Ebdo' va stopper sa parution. Faute de moyens et de lecteurs, le magazine indépendant n'a pas pu exister durablement dans un secteur de la presse papier en difficulté...

Le journal 'Ebdo' met (déjà) la clé sous la porte
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Seulement deux mois et demi après son lancement, le journal ''Ebdo' va disparaître... Une annonce faite via un communiqué par les fondateurs du magazine, qui n'a pas su trouver son public assez rapidement...

Difficile de survivre sans publicité

"Nous n'avons pas d'autre choix que de décider la suspension de la parution de votre journal", rapporte le communiqué de presse. Les fondateurs du magazine précisent que depuis un mois, la situation économique s'est dégradée "de manière spectaculaire"... Malgré les améliorations qu'ont tenté d'apporter les éditeurs numéro après numéro, les ventes n'ont pas augmenté...

L'éditeur d'Ebdo, Rollin Publications, a demandé la nomination d'un administrateur judiciaire pour poursuivre l'activité des revues XXI et 6Mois, qui font partie du même groupe.

Responsable de "l'affaire Hulot"

Il faut dire que le défi était de taille : réussir à se faire une place dans la presse papier généraliste, sans publicité. Un choix qui n'a donc pas fait mouche et contraint désormais le journal à jeter l'éponge.

Ebdo avait pourtant réussi à faire parler de lui avec l'affaire Nicolas Hulot... A peine un mois après la parution de son premier numéro, le magazine a sorti une enquête à charge contre le ministre de l'Ecologie et de la Transition énergétique dans laquelle on apprenait qu'il avait été accusé de harcèlement sexuel dans le passé.

Des accusations auxquelles Nicolas Hulot avait répondu avant même la sortie du papier au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC, affirmant que le journal allait évoquer "des affaires qui n'en sont pas...".

Au micro de France Inter début mars, Nicolas Hulot avait affirmé qu'il ne pardonnerait jamais au journal qui "a touché à mon honneur, à ma famille". Finalement, cette enquête restera le seul fait d'arme du magazine qui tire donc sa révérence : "un journal sans publicité ne peut pas vivre sans lecteurs. S'il ne se vend pas, il meurt", conclut le communiqué...

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