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Le gouvernement s'accroche à ses prévisions de croissance en 2013, malgré l'INSEE...

Le gouvernement s'accroche à ses prévisions de croissance en 2013, malgré l'INSEE...

L'INSEE table sur un PIB de +0,1% aux deux premiers trimestres 2013 alors que le gouvernement vise +0,8% pour l'année entière...

Le gouvernement s'accroche à ses prévisions de croissance en 2013, malgré l'INSEE...
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Dans ses prévisions actualisées publiées vendredi matin, l'Institut national de la statistique (INSEE) vise désormais une croissance de seulement +0,1% sur les deux premiers trimestres 2013, alors que le gouvernement table pour l'an prochain, sur un PIB à +0,8%, conformément au projet de loi de finances 2013, adopté jeudi par le Parlement. Il faudrait donc, pour atteindre cet objectif, que l'expansion du pays soit d'environ 1% sur les deux derniers trimestres de l'année... Déjà, l'OCDE et le FMI avaient donné le ton en abaissant leurs prévisions pour l'Hexagone à +0,3/+0,4% en 2013, soit deux fois moins que les anticipations de Bercy.

Le gouvernement campe sur ses positions
Dans une interview accordée au 'Journal du Dimanche' le week-end dernier, le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici avait réitéré l'objectif de croissance de +0,8% l'an prochain. "La prévision du gouvernement qui a été réalisée en septembre est volontariste, mais nous pouvons encore l'atteindre à trois conditions", a-t-il déclaré, que sont : "la levée des incertitudes en Europe", "la relance de l'investissement" grâce au plan de compétitivité, et enfin "le soutien à la consommation".

0,1 point de croissance en moins = 1 milliard en plus à trouver
Mieux vaut alors croiser les doigts pour que cet objectif soit tenu, car, rappelons que 0,1 point de PIB en moins de croissance, équivaut à trouver un milliard d'euros en plus pour équilibrer les comptes publiques, et donc tenir l'engagement d'un déficit public à 3% du PIB. Or, le budget 2013, prévoit déjà des hausses d'impôts de 20 milliards d'euros pour les ménages et les entreprises. Autre solution : l'Etat pourrait économiser davantage que les 10 milliards d'euros prévus...

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