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Le CRAN veut poursuivre la Caisse des Dépôts pour avoir "tiré profit de l'esclavage"

Le CRAN veut poursuivre la Caisse des Dépôts pour avoir "tiré profit de l'esclavage"

François Hollande a évoqué "l'impossible réparation" de la traite négrière...

Le CRAN veut poursuivre la Caisse des Dépôts pour avoir 'tiré profit de l'esclavage'
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Comme il l'avait annoncé, le Conseil représentatif des associations noires (Cran) a choisi le 10 mai, journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions , pour poursuivre en justice la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Il lui reproche d'avoir profité, en 1825, plus de 20 ans après son abolition, de l'esclavage en Haïti.

"Juste après le discours de François Hollande au Palais du Luxembourg, Louis-Georges Tin, président du CRAN, se rendra au Palais de justice pour assigner au tribunal une grande banque française ayant tiré profit de l'esclavage", avait indiqué il y a quelques jours le Cran sur son site internet, estimant que "les réparations sont le véritable enjeu de ce 10 mai 2013".

"Impossible réparation"

En réponse, François Hollande a évoqué "l'impossible réparation" de la traite négrière, citant le poète antillais Aimé Césaire, dont le centième anniversaire de la naissance est célébré cette année."'Il y aurait une note à payer et ensuite ce serait fini ? Non, ce ne sera jamais réglé'", a déclaré le président français, dans les jardins du Luxembourg.  "L'histoire ne s'efface pas. On ne la gomme pas", a-t-il ajouté. "Elle ne peut faire l'objet de transactions au terme d'une comptabilité qui serait en tous points impossible à établir. Le seul choix possible, le plus digne, le plus grand,le plus responsable, c'est celui de la mémoire, c'est la vigilance, c'est la transmission."

"Tout crime appelle réparation, et quand on refuse la réparation, c'est qu'on refuse qu'il y ait eu véritablement crime. Il faut une réparation globale : morale, culturelle,financière, symbolique, matérielle", a répondu Louis-Georges Tin, le président du Cran, face à des journalistes. "Ce chemin de justice doit être ouvert", a-t-il ajouté. Il a aussi reproché au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, dont des conseillers avaient reçu des membres de son association en octobre, de ne "pas avoir tenu parole".

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