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Le coût du travail n'est pas une question "tabou" pour Pierre Moscovici...

Le coût du travail n'est pas une question "tabou" pour Pierre Moscovici...

Mais ce "n'est pas le seul problème qui explique la perte de compétitivité française et les difficultés de PSA"...

Le coût du travail n'est pas une question 'tabou' pour Pierre Moscovici...
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, revient ce lundi dans un entretien au quotidien 'Le Monde' sur la fermeture annoncée du site PSA d'Aulnay, et sur la suppression en France de 8.000 postes supplémentaires chez le constructeur. Alors que le président du directoire du groupe, Philippe Varin, prône une baisse "massive" du coût du travail, le ministre répond que "cette question n'est pas un tabou"... Cependant, "comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire à Monsieur Varin, le coût du travail n'est pas le seul ni le principal problème qui explique la perte de compétitivité française et les difficultés de PSA", a déclaré Pierre Moscovici.

Dans cette interview, le ministre estime que "le coût du travail en France n'est pas supérieur de manière significative à celui que l'on trouve outre-Rhin. Ce n'est pas ça qui explique que l'Allemagne continue de produire plus de 5,5 millions de véhicules, soit 200.000 de moins seulement qu'il y a dix ans, alors que la France n'en produit que 1,9 million, soit 1,5 million de véhicules de moins".

Une enquête de l'institut européen de la statistique Eurostat, publiée en avril, montre que l'Hexagone fait partie des pays où, en 2011, le coût horaire de la main d'oeuvre était le plus élevé, à 34,20 euros. La moyenne de la zone euro se situe à seulement 27,60 euros. L'Allemagne pour sa part affiche un coût de 30,10 euros...

"Il faut aussi regarder la stratégie des entreprises sur les marchés émergents, le positionnement en gamme de leurs produits, ce qu'on appelle la compétitivité hors prix", estime Pierre Moscovici, qui revient aussi sur les propos de François Hollande lors de son discours du 14 juillet. "Aulnay doit rester un site industriel, ce qu'a dit le chef de l'Etat est parfaitement clair", sans préciser s'il s'agira toujours d'un site PSA.

Interrogé sur une hypothétique entrée de l'Etat au capital du groupe, Pierre Moscovici a répondu qu'il y a "d'autres moyens d'action pour bâtir un plan automobile structurel et crédible. L'Etat n'est pas démuni !"...

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