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Laurent Berger (CFDT) veut un "impôt exceptionnel" sur les sociétés non impactées par la crise sanitaire

Laurent Berger (CFDT) veut un "impôt exceptionnel" sur les sociétés non impactées par la crise sanitaire

Le secrétaire général de la CFDT estime que l'impôt ne doit plus être "vu comme punitif", et qu'il faut réhabiliter "le consentement à l'impôt pour financer des services publics".

Laurent Berger (CFDT) veut un 'impôt exceptionnel' sur les sociétés non impactées par la crise sanitaire
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Comment sortir de la crise provoquée par la pandémie de coronavirus ? Dans un entretien publié par 'Ouest-France', le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a suggéré "plusieurs pistes pour dégager des marges de manoeuvre" pour l'avenir.

"Je pense, notamment, à la création d'un impôt exceptionnel sur des entreprises liées à des secteurs qui n'ont pas été impactés par la crise, voire qui ont réalisé des bénéfices", a détaillé le responsable de la CFDT.

Selon lui, l'impôt ne doit plus être "vu comme punitif". "Réhabilitons le consentement à l'impôt, pour financer des services publics. Les écarts de revenus, que nous connaissons aujourd'hui, ne sont plus acceptables. Tout le monde a compris qu'une entreprise, ce n'était pas seulement un capital et un dirigeant. Mais aussi des travailleurs et du dialogue", a-t-il poursuivi...

"Nécessité d'un Etat-providence"

Laurent Berger a également évoqué l'idée d'"orienter l'épargne beaucoup plus largement vers l'investissement socialement responsable". "Ou encore soumettre le capital au barème de l'impôt sur le revenu. Il faut redistribuer les richesses", a-t-il ajouté.

Pour le syndicaliste, cette situation de crise souligne "la nécessité d'un Etat-providence, mais aussi des amortisseurs sociaux qui nous permettent d'éviter des situations catastrophiques. De l"importance des services publics qui ne doivent pas être considérés comme un coût mais comme des services". "Il va falloir renforcer la protection sociale", a-t-il d'ailleurs estimé.

"Sortir de nos pré-carrés"

"Nous devons absolument sortir de nos pré-carrés, de nos vérités toutes faites", pour faire de cette crise "une opportunité", a-t-il assuré, avant d'ajouter : "N'oublions pas que l'on crève de nos inégalités sociales. Comme on crève de puiser de façon inconsidérée sur les réserves de la planète".

"Nous plongeons dans quelque chose que nous ne connaissons pas. Avec tous les risques que ça suppose pour la démocratie. La classe politique va être déterminante. Elle sera ou non à la hauteur", a-t-il conclu.

©2020,

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