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La SNCF appelle l'Etat à l'aide pour son plan de relance

La SNCF appelle l'Etat à l'aide pour son plan de relance

Après la grève contre la réforme des retraites qui a fait perdre 1 milliard d'euros à la SNCF, la crise du Covid-19 lui en a fait perdre 2 milliards de plus à fin avril, selon le PDG Jean-Pierre Farandou.

La SNCF appelle l'Etat à l'aide pour son plan de relance
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La SNCF appelle l'Etat à l'aide !... Alors que la crise sanitaire a mis le secteur ferroviaire sous pression en France, le PDG de l'entreprise publique Jean-Pierre Farandou a appelé ce mercredi les pouvoirs publics à élaborer un plan de relance.

Devant la commission du développement durable de l'Assemblée nationale, le patron de la compagnie ferroviaire a dit espérer que "le Parlement et le gouvernement seront au rendez-vous d'une relance de la SNCF et d'une relance du ferroviaire", notamment "sur le fret et sur le réseau".

Début mai, Jean-Pierre Farandou avait déjà indiqué sur 'France Inter' qu'il n'était "pas anormal de réfléchir à un plan d'aide pour la SNCF". "Il n'est pas anormal de se tourner vers son actionnaire, le nôtre c'est l'Etat, pour restaurer la balance de notre entreprise", avait-il ajouté...

"On est dans une situation de survie" dans le fret

Selon lui, ce plan "pourrait être décidé par le gouvernement sur le ferroviaire en général", car la SNCF, dont les finances ont été mises à mal par la crise du coronavirus "tire toute une filière". Il souhaite ainsi que ce plan soit "mieux dessiné avant l'été". Pour rappel, la grève contre la réforme des retraites avait fait perdre 1 milliard d'euros à l'entreprise cet hiver. "Quand on fait les comptes à fin avril, on était déjà à 2 milliards d'euros de manque à gagner supplémentaires", a ajouté le patron de la SNCF.

Cela entraîne "une vraie difficulté de trésorerie" et "une difficulté d'arbitrage sur les investissements" alors que le groupe doit emprunter, sans compter les "difficultés liées à la reprise de l'activité", a-t-il développé. "On est dans une situation de survie" dans le secteur du fret ferroviaire, a ajouté Jean-Pierre Farandou.

"Il n'y aura jamais de licenciements secs"

"Un des objectifs du plan de relance pourrait nous permettre de retrouver une capacité d'investissement", a également souligné le PDG. Concernant la question de la sauvegarde de l'emploi, le patron de la SNCF, qui avait indiqué avoir commencé à discuter avec les organisations syndicales début mai, a tenté de rassurer.

Sur le plan social, "il n'y a jamais eu et il n'y aura jamais de licenciements secs à la SNCF", a-t-il affirmé. "On va regarder comment l'activité reprend", a expliqué Jean-Pierre Farandou, avant d'insister encore une fois : "Pas de panique autour de l'emploi".

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