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La rémunération des patrons du CAC 40 a progressé de 12% en 2018

La rémunération des patrons du CAC 40 a progressé de 12% en 2018

Selon le rapport Proxinvest publié mardi, la rémunération des grands patrons français en 2018 excède encore une fois "la rémunération maximale socialement acceptable définie à 240 Smic".

La rémunération des patrons du CAC 40 a progressé de 12% en 2018
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le salaire des grands patrons français s'est à nouveau envolé en 2018... Selon une étude du cabinet de conseil aux investisseurs Proxinvest, les PDG du CAC 40 auraient en effet touché 5,77 millions d'euros, soit une hausse de 12% l'année dernière, inscrivant ainsi un nouveau record depuis 2003.

Cette rémunération excède "pour la deuxième année consécutive, la rémunération maximale socialement acceptable définie à 240 Smic", peut-on lire dans un communiqué. Selon Proxinvest, "les dérives observées sur une poignée de dirigeants en tête du classement explique la hausse élevée de la rémunération moyenne des présidents exécutifs du CAC 40".

Le rapport indique par ailleurs une baisse de 4% de la rémunération totale moyenne des présidents exécutifs du SBF 120. Elle atteint 3,6 millions d'euros en 2018.

Le patron de Dassault Systèmes en tête

Avec une rémunération totale de 33,1 millions d'euros (+34,6% sur un an), Bernard Charlès, directeur général de Dassault Systèmes, garde la tête du classement des patrons les mieux rémunérés de France. Cette valorisation est toutefois contestée par l'entreprise qui avance le chiffre de 22,9 millions d'euros. Pour rappel, le spécialiste des logiciels 3D avait fait son entrée au sein de l'indice CAC 40 en septembre 2018.

François-Henri Pinault, PDG de Kering, est deuxième avec 17,3 millions d'euros (+75,7%), selon le cabinet. Troisième du podium, Carlos Ghosn, ex-PDG de Renault et ex-président de Nissan avec 14,3 millions d'euros (+12,1%). "Chez Renault, Carlos Ghosn n'a perçu aucune rémunération variable au titre de l'exercice 2018 suite au rejet de la résolution par l'assemblée générale en juin 2019 et il se sera vu privé d'actions gratuites et de retraite", précise le rapport.

Toujours pas de justification ?

Pour établir son rapport, Proxinvest prend en compte "l'ensemble des formes de rémunération des dirigeants (fixe, bonus annuel, jetons, avantages en nature, stock-options et actions gratuites de performance valorisées à leur date d'attribution, intéressement en numéraire et autres formes indirectes de rémunération)".

Cette année encore, l'étude "conclut à une absence de justification de l'ampleur des hausses de rémunération au sein du CAC 40, tant sur le plan de la performance actionnariale que sur le plan de la cohésion sociale".

Le cabinet a en effet observé "une baisse de 6,2% des bénéfices nets cumulés au sein du CAC 40 à échantillon constant", ainsi qu'"une baisse de 8% de l'indice CAC 40" en 2018.

©2019,

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