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La modulation des allocations familiales selon les revenus fait des vagues

La modulation des allocations familiales selon les revenus fait des vagues

A droite, les élus craignent une remise en cause du principe d'universalité...

La modulation des allocations familiales selon les revenus fait des vagues
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les députés socialistes sont parvenus à obtenir du gouvernement une modulation des allocations familiales en fonction des revenus, dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2015. Parallèlement, la prime à la naissance ne sera pas divisée par trois, comme cela était initialement prévu. Enfin, l'âge de majoration des allocations est finalement maintenu à 14 ans, alors que le projet initial prévoyait de le repousser à 16 ans. Avec ce plan, le gouvernement escompte 800 millions d'euros d'économies sur la branche famille, contre 700 millions d'euros attendus avec les mesures initiales...

12% des familles concernées seulement

La modulation des aides concernera 12% des familles, a précisé jeudi la ministre de la Santé, Marisol Touraine lors d'une conférence de presse. Dans le détail, à partir de 6.000 euros de revenus mensuels pour un foyer avec deux enfants, les allocations familiales seront réduites de moitié. A compter de 8.000 euros, elles seront divisées par quatre, ces seuils étant augmentés de 500 euros par enfant...

Sur Twitter, Marisol Touraine juge que ces mesures se font "dans la justice". "Cette réforme, plébiscitée par une très forte majorité de Français, est beaucoup plus équitable que les mesures d'économies initialement prévues", a estimé pour sa part le président du groupe socialiste de l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux, d'après les propos rapportés par Reuters. Selon un sondage Odoxa publié la semaine dernière et réalisé pour 'Challenges' et BFM Business, 79% des Français se sont en effet prononcés pour un conditionnement des allocations."Toutes les familles continueront de toucher des allocations (...) le principal c'est de maintenir le socle", a tenu à préciser pour sa part la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, sur i-Télé.

"L'universalité" remise en cause ?

Cette décision a suscité de vives réactions du côté de l'opposition. Le député UMP, Eric Woerth craint malgré tout la fin du principe d'universalité des aides. "Le gouvernement stigmatise les familles depuis son arrivée (...) Dès que l'on met de l'idéologie sur l'enfant c'est une société qui perd ses repères", a-t-il regretté ce matin sur RTL. "Je suis vent debout contre ce massacre de l'un des derniers piliers de solidarité. La politique familiale ne peut pas être une politique d'ajustement budgétaire", ajoute le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Christian Jacob, dans une interview au 'Figaro'. De leur côté, les associations familiales catholiques "regrettent une fois de plus l'absence de débat sur ces questions qui engagent l'équilibre socio-économique de la France"...

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