Accueil
»
Actualités
»
Economie
»
Consultation

La lutte contre le coronavirus coûtera à l'Etat "des dizaines de milliards d'euros" dit Le Maire

La lutte contre le coronavirus coûtera à l'Etat "des dizaines de milliards d'euros" dit Le Maire

La ministre du Travail Muriel Pénicaud a détaillé les mécanismes mis en place pour les salariés, qu'il s'agisse du télétravail ou du chômage partiel...

La lutte contre le coronavirus coûtera à l'Etat 'des dizaines de milliards d'euros' dit Le Maire
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — L'ensemble des mesures prises par le gouvernement français pour tenter de freiner la propagation du coronavirus et limiter son impact économique dans le pays va coûter très cher... "Nous ferons tout ce qui est nécessaire et plus que ce qui est nécessaire pour soutenir notre économie et nos entreprises", a assuré le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire sur BFMTV et RMC en précisant que "cela coûtera à l'Etat des dizaines de milliards d'euros".

Ce montant recouvre notamment les dépenses publiques qui vont être engagées pour le relèvement des garanties de Bpifrance pour les prêts aux entreprises, la mise en place d'indemnités journalières par exemple pour les femmes seules contraintes de garder leurs enfants sans bénéficier du chômage partiel, les éventuelles remises susceptibles d'être accordées sur les échéances sociales et fiscales des entreprises fragilisées par cette crise sanitaire, ou encore la couverture intégrale du chômage partiel - qui sera relevée au niveau de la rémunération réelle et non plus limitée à un smic.

Bruno Le Maire, qui n'a pas exclu de fixer une limite pour une minorité de salaires très élevés, a estimé que ce dispositif sur le chômage partiel, probablement le plus coûteux pour l'Etat, serait le plus efficace parce qu'il permettra de "redémarrer l'économie dès que la crise sera dernière nous".

Chômage partiel, mode d'emploi

La ministre du Travail Muriel Pénicaud a détaillé de son côté les mécanismes mis en place pour les salariés : "Le chômage partiel, dont le vrai nom juridique est activité partielle, est très important pour l'emploi et les travailleurs. On veut que personne ne perde son emploi à cause de la crise. On va permettre à tous les salariés du secteur privé qui sont dans une activité menacée de conserver leur rémunération, leur contrat de travail et l'entreprise sera remboursée par l'Etat".

L'entreprise pourra faire une demande de chômage partiel auprès des services régionaux du ministère du Travail. Le salarié n'est pas au chômage, conserve son travail et touche 70% de son salaire brut (environ 84% de son salaire net) et s'il est au SMIC, il en conserve 100% a expliqué la ministre.

"Comme l'a dit le président de la République, quel que soit le coût, nous ferons face. C'est plus important que tout de sauvegarder l'emploi", assure la ministre du Travail. "J'ai un indicateur à jeudi soir : on avait eu 5 117 demandes d'entreprises [pour du chômage partiel] qui couvraient 80 000 salariés pour un coût de 242 millions d'euros. Mais ça va aller bien au-delà, bien évidemment", a déclaré la ministre du Travail. "Le plus important, pour les salariés, c'est d'être protégé du licenciement, continue Muriel Pénicaud, et pour les entreprises, c'est de garder les compétences pour reprendre l'activité après".

Pour les parents

Toutes les crèches, écoles, collèges et lycées seront fermés à partir de lundi et sans doute jusqu'aux vacances de Pâques pour tenter d'enrayer la propagation du virus - un vrai casse-tête pour faire garder les enfants. "J'en appelle à toutes les entreprises et à toutes les associations. Tout ce qui peut être fait en télétravail, doit être fait en télétravail", a lancé Muriel Pénicaud sur franceinfo. Selon elle, "à peu près un emploi sur trois en France" peut être suivi avec ce mode de fonctionnement.

La ministre a confirmé que "tous les parents d'un enfant de moins de 16 ans pourront être en arrêt-maladie pour s'occuper de leurs enfants, sans aller chez le médecin, sans délai de carence - ils seront donc pris en charge dès le premier jour. C'est l'employeur qui le déclare. L'employeur ne peut pas dire non si le télétravail n'est pas possible". Un décret a été signé pour 20 jours, une période qui pourra être repoussée selon la durée de la crise. L'employeur peut aussi imposer le télétravail en cette période de crise...

©2020,

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !