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La crise sanitaire va plonger l'économie mondiale dans une profonde récession

La crise sanitaire va plonger l'économie mondiale dans une profonde récession

Scope Ratings estime que l'économie mondiale connaîtra ainsi en 2020 la récession la plus brutale et la plus profonde jamais enregistrée depuis 2009, année noire de la crise financière marquée par une contraction de 0,1% du PIB mondial...

La crise sanitaire va plonger l'économie mondiale dans une profonde récession
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — L 'économie mondiale va se contracter d'environ 0,5% cette année sous l'effet des bouleversements entraînés par la pandémie au premier trimestre, avec des implications cycliques et structurelles pour les profils de dettes souveraines, rapporte Scope Ratings dans une note.

L'agence estime que l'économie mondiale connaîtra ainsi en 2020 la récession la plus brutale et la plus profonde jamais enregistrée depuis 2009, année noire de la crise financière marquée par une contraction de 0,1% du PIB mondial.

Contraction attendue de 6,3% en France

"Aucune des plus grandes économies mondiales n'échappera aux répercussions de la pandémie sur les secteurs financier et macroéconomique" soulignent encore les analystes de Scope qui anticipent une contraction d'environ 6,5% pour la zone euro en 2020, les replis les plus marqués étant attendus en Espagne (environ 8%) et en Italie (autour de 7,5%), puis en France, où l'économie devrait se contracter de 6,3%, et en Allemagne (5,2%).

La Chine devrait enregistrer une croissance de seulement 4%, tandis que l'économie américaine se contracterait de 3,5% environ, et celle du Japon, de 4%...

Double impact

“La récession liée à la pandémie aura un double impact sur la notation des dettes souveraines”, prévient Giacomo Barisone, en charge de la recherche sur les finances publiques chez Scope.

“Les implications cycliques de cette crise dépendront sur le court terme de la gravité et de la durée de la récession, avec des risques liés à l'augmentation des prêts non performants, du chômage et des défaillances d'entreprises”, souligne Giacomo Barisone.

“Les implications structurelles relèveront de l'extraordinaire mobilisation des instruments de politique monétaire et budgétaire pour répondre aux conséquences économiques de la crise sanitaire. Cette mobilisation aura pour effet, à plus long terme, d'augmenter les taux d'endettement et d'affaiblir structurellement aussi bien les bilans du secteur privé que les comptes publics”, poursuit-il...

La hausse des taux d'emprunt et la dépréciation des devises constituent deux facteurs de risque supplémentaires pour les notes souveraines. Au nombre des pays les plus exposés figurent la Chine (notée A+/perspective négative), le Japon (A+/stable), l'Italie (BBB+/stable), l'Espagne (A-/stable), et la Turquie (BB-/négative).

©2020,

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