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Consultation

La consolidation du secteur télécom se fera (ou non) sans Orange

La consolidation du secteur télécom se fera (ou non) sans Orange

L'opérateur historique a jeté un froid mercredi matin...

La consolidation du secteur télécom se fera (ou non) sans Orange
Crédit photo © Boursier.com

(Boursier.com) — Le secteur des télécoms était chahuté hier à la Bourse de Paris, alors qu'Orange a annoncé qu'il renonçait à participer à la consolidation du marché.

Conditions non réunies, estime Orange

Dans un communiqué, Orange a indiqué avoir exploré les possibilités de participer à une opération de consolidation du marché français des télécoms, mais juge que les conditions qu'elle s'était fixées ne sont pas réunies aujourd'hui pour y donner suite... Des discussions avaient notamment étaient engagées avec Bouygues Télécom, mais selon une source proche du dossier interrogée par Reuters, elles auraient buté sur le prix réclamé par le groupe de BTP pour sa filiale télécoms. Il se serait situé entre 7,5 et 8 milliards d'euros, d'après l'agence de presse. Les pourparlers auraient également échoué avec Iliad...

Le statu-quo se profile

Si Orange se retire de la course, le nouveau scénario sectoriel paraît binaire : soit le marché reste avec quatre acteurs, soit Bouygues Telecom et Iliad s'entendent, Numéricable et SFR s'étant déjà rapprochés... Pour l'heure, les investisseurs craignent le statu quo, alors que la disparition d'un acteur laissait entrevoir une amélioration des conditions de marché, notamment de la pression sur les prix. "Le statu quo est de retour au moins pour quelques mois probablement", écrit ainsi Stephane Beyazian, analyste à Raymond James Euro Equities, dans une note citée par Reuters.

Pas de réaction de Bercy

Le gouvernement n'a pas réagi suite à l'annonce d'Orange dont il est actionnaire à hauteur de 27%. A maintes reprises, Bercy n'a cependant pas caché sa volonté de voir le retour d'un marché à trois : "Nous ferons trois opérateurs capables d'investir, qui cessent de détruire de l'emploi, de s'entre-tuer - et pas seulement dans les colonnes des journaux mais également dans des batailles spéculatives - pour enfin construire avec l'Etat une stratégie de révolution numérique", avait déclaré le ministre de l'Economie, Arnaud Montebourg en mai dernier. Sans aucun pouvoir de décision sur les 3ème et 4ème opérateurs, il ne lui reste donc plus qu'à convaincre Iliad et Bouygues du bien-fondé d'une alliance. "La consolidation des opérateurs, on s'en occupe, on n'a pas toujours réussi, parce que vous le savez le marché est libre, les conseils d'administration sont libres, l'Etat aussi, mais il prend ses responsabilités et il dit ses préférences", avait lui-même reconnu Arnaud Montebourg.

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