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La centrale de Fessenheim sera fermée "d'ici au 31 décembre 2016" selon le nouveau ministre de l'Ecologie

La centrale de Fessenheim sera fermée "d'ici au 31 décembre 2016" selon le nouveau ministre de l'Ecologie

Confirmation d'un engagement présidentiel...

La centrale de Fessenheim sera fermée 'd'ici au 31 décembre 2016' selon le nouveau ministre de l'Ecologie
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Philippe Martin, le nouveau Ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, a indiqué lors d'un entretien de presse, souhaiter fermer la centrale nucléaire de Fessenheim dans le Haut-Rhin "d'ici au 31 décembre 2016". En soi rien de surprenant, car la déclaration répond aux engagements de François Hollande lors de la course à la Présidence. Cependant, en réaffirmant l'échéance de fin 2016, le Ministre semble bien résolu à vouloir accélérer le mouvement, d'un sujet jugé embarrassant par le Gouvernement, à quelques encablures des élections législatives... Par ailleurs si le successeur de Delphine Batho a exclu toute exploitation des gaz de schiste pendant le mandat de François Hollande, il n'a pas écarté un alignement de la fiscalité du diesel avec celle de l'essence.

"Je fermerai Fessenheim d'ici au 31 décembre 2016"

Le Ministre a affirmé, dans un entretien au Journal du Dimanche, vouloir remplir le carnet de route des engagements de François Hollande, lors de la campagne présidentielle. "Les engagements pris par François Hollande sur le nucléaire seront tenus dans le quinquennat. J'ai un mandat : je fermerai Fessenheim d'ici au 31 décembre 2016", a déclaré Philippe Martin. Pourtant, techniquement l'échéance est difficilement jouable en si peu de temps. Alors qu'il reste trois ans et demi pour l'exécuter, la procédure de fermeture nécessiterait techniquement 5 ans.

"Nous discutons avec EDF"

Au-delà des difficultés techniques et des susceptibilités politiques à ménager, EDF est vent debout contre la fermeture du site de Fessenheim... Certes l'énergéticien français dit vouloir "respecter la loi" si par décret il s'y voyait contraint. Cependant, certains bruits de couloir ont récemment laissé entendre qu'EDF prévoirait de requérir une indemnisation de 5 Milliards d'Euros pour obligation de fermeture anticipée. Pour l'instant, EDF n'a pas saisi le gouvernement de la moindre demande d'indemnisation. Philippe Martin reste donc droit dans ses bottes sur le sujet : "Qu'EDF étudie le dossier dans toutes ses dimensions, c'est normal. Nous discutons avec eux mais les objectifs politiques ont été fixés. La loi sur la transition énergétique prendra les dispositions pour que cette fermeture soit effective. Il est temps que les responsables politiques reprennent la main sur les décisions énergétiques de la France", déclare le successeur de Delphine Batho.

Pas de fracturation hydraulique pendant le quinquennat

Concernant l'exploitation des gaz de schiste par fracturation hydraulique, Philippe Martin a confirmé : "L'exploration et l'exploitation resteront interdites pendant le quinquennat". Le Ministre ne croit pas sur ce plan à une "alternative écologique". "Faire miroiter l'éventualité qu'on puisse trouver une technique sans impact sur l'environnement est une lubie", estime-t-il. Alors que la société américaine Schuepbach Energy conteste cette loi que le Conseil d'Etat vient de renvoyer en examen auprès du Conseil d'Etat, le Ministre commente fermement : "Nous allons défendre la loi qui interdit la fracturation hydraulique. Mais s'il y avait une censure, même partielle, nous rétablirions l'interdiction sans hésitation. Il n'y aura pas de faille ouverte pour ceux qui souhaitent revenir sur cette loi".

Vers la convergence des fiscalités du diesel et de l'essence

Autre question qui fâche les Français : l'alignement de la fiscalité du diesel sur celle de l'essence... Philippe Martin n'y met aucun veto. Bien au contraire ! "En matière d'écologie, il faut avoir le courage de prendre des décisions structurellement impopulaires et qui donneront des effets pour les générations futures", dit-il. Le Gouvernement aura donc à trancher sur "le rythme de la convergence de la fiscalité", mais il laisse ouverte la porte à "des mesures de compensation pour les plus modestes".

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