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L'Europe peut-elle se permettre de "lâcher" la Grèce ?

L'Europe peut-elle se permettre de "lâcher" la Grèce ?

Paris et Berlin ont beau démentir, il semble bien que l'Europe travaille à un plan de sauvetage de la Grèce...

L'Europe peut-elle se permettre de 'lâcher' la Grèce ?
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — A l'instar du 'Monde', la veille, la presse européenne évoque vendredi des négociations en coulisses en vue de soutenir financièrement la Grèce, en cas d'aggravation de la crise qui affecte ce pays surendetté de la zone Euro.Officiellement, dans les capitales européennes, le sujet du plan de sauvetage reste tabou, les pays membres attendant que la Grèce prenne elle-même des mesures radicales et des engagements fermes en vue d'assainir ses finances publiques. La Commission européenne doit d'ailleurs se prononcer le 3 février prochain sur le plan d'action présenté par Athènes. Celui-ci prévoit de ramener la dette de 12,7% du PIB à moins de 3% en seulement deux ans, un objectif qui paraît irréaliste à de nombreux économistes...

Parmi les articles du jour sur le sujet, le 'Financial Times' cite des hauts responsables européens affirmant que la Grèce bénéficierait, en cas d'urgence, d'une aide de dernier ressort de la part des pays de la zone Euro. Politiquement, il serait en effet impossible de laisser Athènes être soutenu par le Fonds Monétaire International. Il s'agirait là d'un aveu d'échec de l'UE, qui pourrait coûter très cher à la crédibilité de l'Euro.

La monnaie européenne, affectée depuis plusieurs semaines par la dette grecque, a encore été malmenée hier, tombant à 1,3950$, puis à 1,3927$ ce matin, au plus bas depuis six mois. En Grèce, la défiance des investisseurs a aussi provoqué une chute de 4,2% du cours des obligations d'Etat à 10 ans depuis le 1er janvier, propulsant leur rendement à 7,15% hier (à comparer à environ 3,25% pour le Bund allemand à 10 ans, référence de la zone Euro). A ce niveau de taux, le pays va avoir de plus en plus de mal à refinancer sa dette et risque d'être étranglé à moyen terme par le paiement des intérêts...

Depuis le début de l'année, les taux se sont aussi tendus sur les dettes irlandaise, portugaise, espagnole et italienne, dans la crainte d'une contagion de la crise à d'autres pays fortement endettés de la zone euro...

Hier, le Premier ministre grec Georges Papandreou a répété, depuis Davos, que son gouvernement était "prêt à remettre de l'ordre dans la maison", à "aller de l'avant et à retourner la situation", en dénonçant au passage les attaques spéculatives dont son pays fait l'objet sur les marchés.

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