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L'emploi, première préoccupation des jeunes en France

L'emploi, première préoccupation des jeunes en France

Selon une enquête initiée par les missions locales, un tiers des jeunes se disent "inquiets" ou "très inquiets" pour leur avenir, notamment par crainte de ne pas trouver d'emploi en raison de la crise du Covid-19...

L'emploi, première préoccupation des jeunes en France
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Alors que le gouvernement planche actuellement sur un grand plan pour les jeunes qui sera annoncé dans les prochaines semaines, un tiers d'entre eux se disent "inquiets" ou "très inquiets" pour leur avenir, selon une enquête réalisée auprès de 24.000 jeunes suivis par les missions locales en France et dévoilée ce vendredi. Pour eux, l'emploi reste le sujet le plus préoccupant...

"La question de l'emploi est résolument centrale et présage une insertion professionnelle complexe à la rentrée 2020 dans un environnement dégradé, avec l'arrivée de plus de 700.000 jeunes sur le marché du travail après l'été", a affirmé Jean-Patrick Gille, président de l'Union nationale des Missions Locales, cité dans un communiqué.

Sur les quelque 30% jeunes de 16-25 ans qui avaient un emploi avant le début du confinement, 42% d'entre eux disent l'avoir perdu pendant cette période, principalement dû au fait que leurs employeurs ont mis fin à leur contrat de travail (56,6%).

Les jeunes veulent être accompagnés

Parmi les jeunes inquiets pour leur avenir, trois quarts ont peur de ne pas trouver d'emploi en raison de la crise liée au Covid-19. La question de l'emploi arrive ainsi en tête des préoccupations (77%). Elle est suivie de la "clarification du projet professionnel" (66,8%), et la reprise d'une formation (43,7%).

Selon l'enquête, 61% des sondés souhaitent être accompagnés dans les différentes étapes de leur vie. Encore une fois, l'enjeu de l'insertion professionnelle reste le premier sujet cité parmi les aspects sur lesquels ils pourraient solliciter un accompagnement, suivi par le soutien financier et une aide dans les démarches administratives.

Crainte d'"une vague massive de décrochage"

Les jeunes comptent "majoritairement sur leur entourage (famille, amis) pour les soutenir, mais aussi sur les professionnels d'associations ou de structures en proximité de leur lieu de vie", précise l'étude. Par ailleurs, pour ceux qui suivaient une formation (20,4%), elle s'est interrompue pour près de la moitié d'entre eux avec le confinement.

Selon Jean-Patrick Gille, le taux d'interruption de formation "fait craindre une vague massive de décrochage de plusieurs milliers de jeunes, qui pourraient à terme se retrouver sans diplôme ou qualification, et ainsi éprouver une double-peine au moment d'entrer sur le monde du travail"...

©2020,

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