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L'Elysée enterre le projet immobilier Europacity au nord de Paris

L'Elysée enterre le projet immobilier Europacity au nord de Paris

Ce mega-complexe s'était attiré de plus en plus de détracteurs au fil des années, considéré comme un projet de consommation de masse d'objets et de loisirs, au détriment de l'environnement.

L'Elysée enterre le projet immobilier Europacity au nord de Paris
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — L'Elysée a annoncé jeudi l'abandon d'EuropaCity, un projet de parc d'activités géant qui devait s'installer à 15 kilomètre au nord de Paris. Porté par Alliages et Territoires, filiale française de Ceetrus, la branche immobilier du groupe Auchan et du chinois Wanda, EuropaCity était un projet de 3,1 milliards d'euros, programmé pour être opérationnel en 2027 à Gonesse (Val-d'Oise).

"C'était un projet daté et qui ne correspond pas aux aspirations de nos concitoyens, ça ne correspond plus à la manière de consommer d'aujourd'hui ou de demain", justifie-on à l'Elysée, confirmant une information du 'Monde'. De nombreux élus locaux et des associations de défense de l'environnement s'étaient mobilisés contre ce parc. L'annonce doit être faite à l'occasion du troisième Conseil de défense écologique.

Promesse écologique

Emmanuel Macron a confié à François Rol-Tanguy, ancien directeur de l'association l'Atelier parisien d'urbanisme, une mission censée concevoir un "projet alternatif" en concertation avec les élus locaux, précise-t-on de même source. "Nous avons eu du mal à arrimer la promesse écologique de l'acte II du quinquennat par des décisions concrètes ; cette fois, nous avons une masse critique qui nous permet d'afficher la couleur verte", a confié au 'Monde' une source à l'Elysée. Cette annonce s'inscrit dans le sillage de l'arrêt du projet minier Montagne d'or en Guyane au printemps.

Fin d'un long feuilleton

Cette décision met fin à un long feuilleton judiciaire. Les nombreux opposants à ce projet gigantesque, d'une envergure inégalée en Ile-de-France, se recrutaient parmi les élus locaux, les agriculteurs, de multiples associations et même l'ex-ministre de l'Ecologie Nicolas Hulot qui dénonçaient la perte de terres agricoles, les atteintes à l'environnement et les perspectives économiques incertaines.

En mars, les détracteurs avaient obtenu une victoire devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val-d'Oise), qui avait annulé le plan local d'urbanisme (PLU) de la ville de Gonesse.

Les promoteurs et certains élus, comme le maire socialiste de la commune, Jean-Pierre Blazy, vantaient au contraire les retombées économiques et les emplois qui auraient été générés.

©2019,

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