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L'Autriche et la Finlande ouvrent le débat sur l'avenir de la zone euro

L'Autriche et la Finlande ouvrent le débat sur l'avenir de la zone euro

Helsinki se prépare à un éclatement de la zone, tandis que Vienne plaide pour la sortie des mauvais élèves...

L'Autriche et la Finlande ouvrent le débat sur l'avenir de la zone euro
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — L'éclatement de la zone euro ? La Finlande s'y prépare, tandis que l'Autriche veut faire le ménage, en expulsant les mauvais élèves... Alors que la crise de la dette n'en finit pas de plomber la région, Helsinki a élaboré un "plan opérationnel" pour parer à toute éventualité en cas de disparition de la monnaie unique, de l'aveu du chef de la diplomatie finlandaise Erkki Tuomioja.

Il faut "s'y préparer"
"C'est quelque chose que personne ne préconise en Finlande -même les Vrais Finnois (parti d'opposition eurosceptique, NLDR) - surtout pas le gouvernement. Mais nous devons nous y préparer", a-t-il déclaré dans le 'Daily Telegraph'. Il ajoute qu'il y a au niveau européen "un consensus pour dire qu'un éclatement de la zone euro pourrait être plus coûteux à court et moyen terme qu'une gestion de la crise".

"100% dans l'euro"
Des propos qui ont fait beaucoup de bruit sur la scène diplomatique et qui ont été rapidement rattrapés par le ministre finlandais des Affaires européennes, Alexander Stubb. "Je veux dire clairement que les spéculations du ministre des Affaires étrangères ne reflètent pas la position du gouvernement", a-t-il rectifié, avant d'assurer que Helsinki était "engagé à 100%" dans l'euro.

Ejecter les cancres
L'Autriche de son côté tente d'imposer sa recette pour sauver l'euro. "Il faut que nous ayons la possibilité d'éjecter de l'union monétaire (...) les pays qui ne tiennent pas leurs engagements", déclare le ministre des Affaires étrangères Michael Spindelegger dans la presse autrichienne.

Et la Grèce ?
Il préconise pour cela la création d'un mécanisme spécifique, dont il assure qu'il bénéficierait du soutien de pays comme l'Allemagne, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Finlande. Il s'agit au passage des quatre derniers pays de la zone euro bénéficiant encore d'une note de crédit triple A chez les trois principales agences de notation... La Grèce est-elle visée en particulier ? "Si une telle règle existait, on aurait déjà eu à en tirer les conséquences", répond le chef de la diplomatie autrichienne.

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