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Jean-Luc Mélenchon veut la peau d'un jeu video

Jean-Luc Mélenchon veut la peau d'un jeu video

Le dernier jeu de l'éditeur d'Ubisoft n'est pas du goût du fondateur du parti de gauche...

Jean-Luc Mélenchon veut la peau d'un jeu video
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le tout dernier épisode du célèbre jeu vidéo "Assassin's Creed" n'est pas du goût de Jean-Luc Mélenchon !... Si aux Etats-Unis, cet opus a reçu un accueil mitigé de la part de la presse spécialisée, les défaillances techniques et autres bugs étant mis en avant, c'est son message qui déplaît fortement au fondateur du Parti de gauche. Ubisoft, l'éditeur de la série, a en effet choisi pour cadre la Révolution française. Jean-Luc Mélenchon, qui prend "au sérieux le rôle des jeux vidéo, qui sont une forme d'expression artistique", estime qu'Assassin's Creed donne "une image de haine de la Révolution, la haine du peuple, la haine de la République qui parcourt les milieux d'extrême droite".

"République discréditée"

"C'est de la propagande contre le peuple. Le peuple (dans ce jeu, Ndlr), c'est des barbares, des sauvages sanguinaires", face à des monarques innocents, a déclaré l'homme politique, interrogé vendredi sur France Info. "Et celui qui est notre libérateur à un moment de la Révolution, (...) Robespierre est présenté comme un monstre (...) On accable Robespierre car c'est la figure la plus allante de la Révolution et donc on dénigre pour dénigrer ce qui nous rassemble, nous les Français". "C'est une relecture de l'histoire en faveur des perdants et pour discréditer les gagnants, la République une et indivisible", selon lui...

Juste une "toile de fond"

Le jeu est sorti jeudi en France. Interrogé par 'Le Monde', Antoine Vimal du Monteil, un des producteurs du jeu, expliquait avant la polémique avoir créé "un jeu grand public, pas une leçon d'histoire". "On sait que ce sont des anachronismes, et on accepte de faire des compromis", déclarait-il, ajoutant que "l'histoire du jeu est avant tout une histoire d'amour et un dilemme cornélien. La Révolution n'est qu'une toile de fond"...

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