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Jean-Louis Borloo, le gratin et les nouilles...

Jean-Louis Borloo, le gratin et les nouilles...

L'ancien ministre de Nicolas Sarkozy était revenu dans le paysage politique en avril dernier afin de présenter un "plan banlieues" au gouvernement. Sans nouvelles depuis, il se dit déçu de la politique menée par le président de la République.

Jean-Louis Borloo, le gratin et les nouilles...
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Il avait fait parler de lui en avril dernier lors de la présentation au président de la République de "son plan banlieues". Quelques mois après, c'est un Jean-Louis Borloo particulièrement amer qui est revenu s'exprimer jeudi au micro de RTL...

Jean-Louis Borloo déçu

"Moi, mon sentiment c'est qu'on est en train de remplacer le vieux monde des solidarités par le jeune monde des abandons de ceux qui ont besoin de la solidarité", a déclaré l'ancien ministre. Selon lui, Emmanuel Macron mène une politique dangereuse, sans se préoccuper des vrais problèmes qui se multiplient dans l'Hexagone...

"Il faut faire attention à ce que notre pays ne se retrouve pas dans une situation culinaire désagréable, où le gratin se sépare des nouilles... Ça n'a jamais été un grand plat et c'est une erreur majeure", a-t-il déclaré dans une intervention publique à l'ouverture des "Rendez-vous avec la ville" à la Cité des congrès de Valenciennes.

Il fustige notamment le fait que lors de son entretien avec le chef de l'Etat en avril, ce dernier avait retenu un grand nombre de propositions sur sa feuille de route. Pourtant, quelques mois plus tard, rien n'a changé...

Des décisions injustes ?

"C'est le problème d'une monarchie qui, en fait, n'a plus de moyens, et ce qui me dérange c'est que les quelques moyens qu'elle a, elle a décidé d'arbitrer pour permettre à ce qui courent le plus vite de courir de plus en plus vite", regrette encore Jean-Louis Borloo. Une vision de la société qui selon lui, est inefficace...

Christophe Castaner, délégué général de LREM, a répliqué jeudi sur LCI aux attaques de l'ancien ministre : "Ceux qui ont été aux responsabilités depuis 30 ans sont-ils les mieux placés pour nous expliquer ce que finalement ils n'ont pas fait et ce que nous devrions faire ?"

En avril, Jean-Louis Borloo avait justifié sa rencontre avec le président de la République, en soulignant le fait que, selon lui, "nous vivons dans un pays où un quart de la jeunesse est à l'arrêt". Il souhaitait alors qu'un investissement massif soit fait dans les banlieues, d'environ 10 milliards d'euros par an, dont trois pourraient être pris en charge par le gouvernement...

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