»
»
»
Consultation

Intermittents : le patronat campe sur ses positions

Intermittents : le patronat campe sur ses positions

Il appelle toujours à un alignement du régime d'assurance chômage sur le droit commun.

Intermittents : le patronat campe sur ses positions
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le soutien de Laurence Parisot, ancienne présidente du Medef au régime d'assurance chômage des intermittents n'y aura rien fait : le mouvement patronal campe sur ses positions, alors que la CGT a appelé à un rassemblement ce jeudi, devant le siège de l'organisation où devait se tenir une séance de négociations avec les organisations syndicales.

"On va droit dans le mur", estime la CGPME

Dans un projet d'accord cadres transmis mercredi aux partenaires, le Medef, la CGPME et l'UPA proposent toujours d'aligner les régimes spécifiques des intermittents du spectacle sur le droit commun. "Si l'on continue comme cela on va dans le mur (...) A peu près 4% des chômeurs sont des intermittents du spectacle et coûtent au régime 25%, il y a donc quelque part une anomalie !", a déclaré ce matin Jean-François Roubaud sur 'France Info', estimant toutefois qu'il ne fallait pas " tout jeter". Il suggère notamment de faire varier les droits des chômeurs et la durée de leur indemnisation (minimum de quatre mois) en fonction du niveau de chômage. Si toutefois l'Etat souhaite maintenir ce régime, le patronat propose qu'il le prenne à sa charge. Son surcoût est évalué à 320 millions d'euros...

Les syndicats font leurs propositions

De leur côté, les syndicats ne sont pas opposés à une révision du modèle mais ne veulent pas le supprimer. La CFDT a demandé que l'Etat soit intégré aux négociations. "Les partenaires sociaux demandent à l'Etat l'ouverture d'une concertation tripartite (...) dans l'objectif de baisser la précarité dans ces secteurs", suggère-t-elle. Une idée avec laquelle la CGT est d'accord.

Du côté des revendications, Force Ouvrière plaide pour la mise en place d'une contribution variable (5% à 10%) des employeurs au régime d'assurance chômage en fonction du taux de recours aux contrats précaires constaté dans chaque entreprise pendant une période de référence. La CGT souhaite pour sa part augmenter la durée d'indemnisation à 36 mois pour les demandeurs d'emploi de moins de 50 ans, au lieu de 24 mois actuellement, et à 60 mois au-delà. Quelle que soit l'issue des négociations, la ministre de la Culture Aurélie Filippetti a dit vouloir maintenir le régime spécifique des intermittents...

©2014-2019,

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !

Partenaires de Boursier.com