Accueil
»
Actualités
»
Economie
»
Consultation

Ineos pour reprendre l'usine Daimler d'Hambach : le gouvernement y croit !

Ineos pour reprendre l'usine Daimler d'Hambach : le gouvernement y croit !

"Ça prend une bonne tournure, mais on va aller jusqu'au bout de la négociation", a déclaré la ministre de l'Industrie Agnès Pannier-Runacher.

Ineos pour reprendre l'usine Daimler d'Hambach : le gouvernement y croit !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le britannique Ineos a proposé d'acquérir l'usine automobile Daimler d'Hambach, en Moselle. Le groupe pétrochimique dirigé par le milliardaire Jim Ratcliffe, qui envisage d'y construire son premier véhicule tout terrain, a entamé début juillet des discussions approfondies avec Daimler.

"Ça prend une bonne tournure, mais on va aller jusqu'au bout de la négociation", a déclaré la ministre de l'Industrie Agnès Pannier-Runacher, sur LCI.

Des conditions

"On a un repreneur qui s'appelle Ineos... Ce repreneur est sérieux. C'est un grand groupe britannique qui a toujours réussi ses projets entrepreneuriaux et qui a investi plus d'un milliard d'euros dans un projet de nouveau véhicule (...) Ineos nous paraît être un dossier de reprise que nous soutiendrons s'il va à son terme", a-t-elle poursuivi, tout en fixant des conditions.

"Ces conditions ne concernent pas Ineos, mais Daimler. Nous voulons que Daimler prolonge la production de la Smart juqu'en 2024 (...) J'ai réuni hier les organisations syndicale et les élus locaux. Nous avons passé en revue les différentes mesures que propose Daimler. On est sur le bon chemin, on soutiendra le plan, mais il y a encore des détails à régler pour chacun des salariés."

Motorisation à l'hydrogène

Le gouvernement travaille par ailleurs avec Ineos pour qu'il commence à penser à une motorisation à l'hydrogène pour son projet de véhicule tout terrain. Le premier exemplaire pourrait selon elle sortir des chaînes dès 2022 et la production se substituerait ensuite progressivement à celle de la Smart.

"Non seulement je leur fais confiance, mais je remarque que, dans tous leurs sites en France, ça se passe très bien et c'est la meilleure preuve de leur capacité à prendre les choses en main", a-t-elle ajouté.

Choc de la vente

Le choc de la vente a été rude pour les syndicats, sur ce site industriel qui emploie environ 1.500 salariés, ce qui en fait un des plus gros employeurs de la région. "Ils vendent le site de la Smart et donc ils cherchent un repreneur. C'est énorme... Ils nous abandonnent", avait réagi Jean-Luc Bielitz, représentant CGT de Smart, cité par l'agence 'AFP'.

Daimler avait annoncé en mars 2019 qu'il allait transférer en Chine à partir de 2022 la production de la Smart, devenue 100% électrique. Cependant, la direction affirmait alors que le site serait maintenu et pérennisé à travers un nouveau projet industriel, et qu'aucun licenciement sec n'aurait lieu...

©2020,

Nombre de caractères autorisés : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !