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Hôtellerie : peut-on vraiment se fier au nombre d'étoiles ?

Hôtellerie : peut-on vraiment se fier au nombre d'étoiles ?

Dans une étude diffusée ce lundi, le spécialiste Coach Omnium note que la part des hôtels notés de trois à cinq étoiles a fortement progressé, sans que le niveau de qualité soit nécessairement meilleur...

Hôtellerie : peut-on vraiment se fier au nombre d'étoiles ?
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Entre 1995 et 2016, la part des établissements hôteliers notés de trois à cinq étoiles est passé de 19% à 57%, souligne Coach Omnium dans son étude annuelle diffusée ce lundi. Parallèlement, le nombre d'hôtels non classés a reculé de 25,1% entre 2012 et 2016. Cette évolution témoigne-t-elle d'une montée en gamme ? Pas vraiment, selon les auteurs du baromètre, qui rappellent qu'en 2012, une réforme est intervenue.

"Le nouveau classement a encouragé plus de six hôteliers sur dix à demander (et obtenir sans peine) une étoile supplémentaire par rapport à leur ancienne homologation", soulignent-ils. Or, "cela s'est fait généralement sans enrichir les prestations avec l'espoir secret de pouvoir relever les tarifs, ce qui n'a pas été possible compte tenu des pressions conjoncturelle et concurrentielle", ajoutent-ils...

Critères "minimalistes" ?

Pourtant, introduite en 2012, cette réforme avait pour de moderniser l'hôtellerie française. La grille d'attribution comprend désormais environ 240 critères classés en trois chapitres - équipements, services au client, accessibilité & développement durable - contre 30 auparavant et le "cinq étoiles" a fait son apparition. Ce classement se fait sur la base du volontariat et est valable durant cinq ans. Coach Omnium juge cependant les critères "très minimalistes".

D'ailleurs, le cabinet observe qu'entre 2015 et 2016, le nombre d'hôtels non classés est reparti à la hausse (+5%), non pas qu'ils aient perdu en qualité mais parce que le renouvellement n'a pas été suivi d'effet. "Certains hôteliers, après avoir touché une subvention ou une aide publique accordée uniquement sous la condition d'être classé, n'avaient plus besoin de cet artifice au-delà (...) D'autres se rendent bien compte que le classement n'apporte (...) aucun client supplémentaire", peut-on lire dans l'étude.

De nouveaux changements

Fin 2014, l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih) estimait au contraire que la réforme était un vrai succès, avec plus de 13.000 hôtels classés (sur les 17.000), soit 80% du parc hôtelier du précédent classement. Un point de vue partagé par le Synhorcat qui s'est récemment félicité des derniers changements. Depuis le 1er avril dernier, le classement a en effet été de nouveau modifié à la marge. Certains critères concernant l'équipement et la propreté sont désormais appelés "obligatoires non compensables".

En outre, "la catégorie des 3 étoiles est la plus représentée en France avec 43 % des hôtels classés. Elle connait de nombreux changement quant au caractère obligatoire ou non des critères", note le Synhorcat. Enfin, des équipements peuvent être contrôlés par la visite de client mystère...

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