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Hôpital : 1.200 responsables mettent leur démission dans la balance

Hôpital : 1.200 responsables mettent leur démission dans la balance

Les chefs de service en colère réclament "une revalorisation significative des salaires", "une révision profonde du mode de financement" et rejettent toute nouvelle économie.

Hôpital : 1.200 responsables mettent leur démission dans la balance
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La mobilisation monte encore d'un cran chez les blouses blanches, qui ont choisi un mode d'action inédit... Plus de 1.200 chefs de service et responsables hospitaliers ont annoncé mardi leur intention de démissionner de leurs fonctions d'encadrement si le gouvernement n'ouvre pas sans délai des négociations sur les moyens alloués à l'hôpital.

Les signataires ont adressé une lettre à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, rendue publique par le journal 'Libération'. "C'est pour vous alerter solennellement que nous avons pris en toute responsabilité la décision inédite et difficile de démissionner collectivement à partir du 14 janvier 2020 si à cette date des négociations ne sont pas engagées", écrivent-ils. Tous les services et tous les hôpitaux en France sont concernés.

Des mesures insuffisantes

Les chefs de service en colère réclament "une revalorisation significative des salaires", "une révision profonde du mode de financement" et rejettent toute nouvelle économie. Car dans les hôpitaux, le malaise persiste, malgré le plan d'urgence dévoilé fin novembre.

Le 20 novembre, l'exécutif a annoncé un train de mesures, notamment la reprise de 10 milliards d'euros de dette des hôpitaux publics sur les comptes de l'Etat et une prime annuelle de 800 euros pour les infirmiers et aides-soignants de la région parisienne les moins bien rémunérés.

"Je dégage des financements dès ce mois de janvier : 150.000 euros ont été alloués aux hôpitaux dès ce mois-ci pour l'achat du matériel du quotidien", s'est défendu lundi sur franceinfo la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Elle a assuré que "les budgets des hôpitaux sont de nouveau en augmentation depuis l'année dernière. Je me suis engagée à ce qu'ils augmentent pour les trois prochaines années".

"Trop peu, trop partiel"

"C'est trop peu, trop partiel, trop étalé dans le temps", répondent les auteurs de la lettre adressée à Agnès Buzyn.

Le collectif Inter-Hôpital, initiateur du texte, devait préciser dans la matinée quelle forme les démissions doivent prendre, si les soignants vont au bout de la démarche. "Bien sûr, les soins aux malades sont maintenus, mais toute participation aux instances de l'hôpital va être suspendue, ou alors faite de façon collective", a expliqué un des signataires du texte à 'Libération'.

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