Hausse des prix de l'énergie : trois à six mois pour ralentir ?

Hausse des prix de l'énergie : trois à six mois pour ralentir ?

La demande devrait rester forte jusqu'au printemps 2022, estime Euler Hermes...

Hausse des prix de l'énergie : trois à six mois pour ralentir ?
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Flambée des prix du gaz, du pétrole, de l'électricité... L'énergie est au coeur de l'actualité, avec la forte demande mondiale, ce qui fait craindre un retour en force de l'inflation. Selon Euler Hermes, cette envolée pourrait mettre trois à six mois pour ralentir... "L'Europe est particulièrement à risque en raison de la faiblesse des stocks et de sa forte dépendance au gaz naturel", peut-on lire dans une étude réalisée avec Allianz.

La forte reprise mondiale pousse la demande à la hausse pour l'électricité et les combustibles. De plus, après un hiver 2020/2021 assez rigoureux pour l'hémisphère Nord, les stocks de gaz naturel liquéfié (GNL) se sont retrouvés à des niveaux bas et les pays se précipitent désormais pour se réapprovisionner afin se préparer à un temps plus froid...

Autre facteur à prendre en compte : la Chine a également décidé de nouvelles réglementations environnementales, qui ont encore augmenté la demande et encouragé les entreprises à s'approvisionner en GNL.

Pékin "prêt à tout" !

"L'Europe perd la guerre des enchères et tarde à se réapprovisionner", estiment les auteurs de cette note. La montée des prix du gaz constitue un défi particulièrement important pour l'Europe, car la région dépend fortement des importations. Mais les pays asiatiques, qui ne bénéficient pas des approvisionnements par pipeline de l'UE et cherchent donc désespérément à se réapprovisionner, ont gagné la guerre des enchères sur les expéditions de GNL. La Chine en particulier apparaît prête à faire le plein de gaz "peu importe le prix".

"Nous prévoyons que les prix du gaz naturel culmineront d'ici le printemps 2022 dans une fourchette entre 110 et 130 euros, selon l'intensité de l'hiver. S'il fait très froid dans l'hémisphère Nord, nous pourrions voir d'autres poussées temporaires sur les matières premières énergétiques et les marchés de l'électricité. Mais même si l'hiver est doux, les pays pourraient être enclins à se réapprovisionner par mesure de précaution", explique Euler Hermes.

Demande forte

"Globalement, nous pensons que la demande devrait rester forte jusqu'au printemps 2022. Aux États-Unis, l'Agence d'information sur l'énergie prévoit déjà une forte augmentation de la demande de propane cet hiver, surtout dans le Midwest. Du point de vue de l'offre, Nord Stream 2, même s'il était approuvé rapidement, nécessitera au moins quatre à cinq mois pour atteindre une capacité significative", peut-on lire dans le document.

La remontée graduelle de la production de l'OPEP et le redémarrage en Chine de certaines mines de charbon devraient aussi jouer sur les prix, mais pas avant plusieurs mois...

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